« Le passage à l'heure d'hiver peut être stressant »

le
0
« Le passage à l'heure d'hiver peut être stressant »
« Le passage à l'heure d'hiver peut être stressant »

Sylvie Royant-Parola préside le Réseau Morphée, consacré aux troubles du sommeil et à la prise en charge des insomniaques.

Le changement d'heure a-t-il un impact négatif sur notre sommeil ?

S.R.-P. Les conséquences sur le sommeil et la fatigue sont plus marquées lors du passage à l'heure d'été. Mais le passage à l'heure d'hiver a aussi des conséquences. Les 15 % à 20 % de la population qui sont « du matin » sont obligés de se coucher une heure plus tard que d'habitude le soir mais continuent à se réveiller le matin, pendant quelques jours, à l'ancienne heure. Ils seront donc un peu en privation de sommeil. Je leur conseille de tenir un peu plus tard ce soir avant de se coucher pour se mettre au nouveau rythme plus vite. Le passage à l'heure d'hiver affectera aussi les enfants et les personnes âgées généralement plus « du matin » que les autres. Mais comme les enfants sont encore en vacances, ils vont amortir progressivement le changement d'heure avant la rentrée. D'ici une semaine, ce sera réglé.

Ces changements d'heure ont-ils un impact sur notre santé ?

Cela provoque un léger stress, et il vaudrait mieux éviter ces ruptures de rythme du sommeil. Les changements d'heure augmentent notamment les troubles cardiovasculaires et les risques d'accident de voiture, du fait de problèmes de somnolence.

Combien de Français se plaignent de troubles du sommeil ?

20 à 30 % de la population, dont 10 % souffrent d'insomnie sévère. Ceux-là ont deux fois plus d'accidents et de maladies que les autres.

Comment les soigne-t-on ?

Plutôt que de prendre des somnifères, il faut s'orienter vers des thérapies comportementales et cognitives. Au cours de séances individuelles ou en groupe, on analyse le comportement des insomniaques (heures habituelles de dîner, temps passé devant les écrans, etc.) afin de modifier les mauvaises habitudes qui empêchent l'endormissement. Il s'agit aussi d'analyser les besoins spécifiques de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant