Le Parti socialiste ou la tentation du pire

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DÉCRYPTAGE - L'investiture de Pouria Amirshahi, proche de Martine Aubry, montre que le parti ne remet entièrement son avenir dans les mains de François Hollande

La politique du pire. En infligeant mardi soir, au bureau politique, une cuisante défaite à François Hollande, le Parti socialiste a montré qu'il ne remettait pas entièrement son avenir dans les mains de son candidat. Car l'investiture pour les élections législatives de Pouria Amirshahi, le poulain de Martine Aubry, est symbolique. Elle montre que le candidat socialiste à la présidentielle, non seulement ne tient pas le parti, ça on le savait, mais qu'il s'est montré incapable d'assurer l'investiture de l'un de ses plus proches collaborateurs, Faouzi Lamdaoui. Si Aubry avait voulu discréditer encore un peu plus Hollande, elle ne s'y serait pas prise autrement. Le précédent de Ségolène Royal en 2007, qui a dû faire face à l'opposition de son propre parti, est dans tous les esprits.

Jusqu'à présent, on reprochait aux éléphants du PS leur silence et leur peu d'empressement à soutenir leur candidat. Depuis mardi soir, ceux-ci sont passés à l'attaque. Ouvertement. Un

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