Le Parti radical soutient Nicolas Sarkozy sous condition

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RAMA YADE NE VOTERA PAS LA MOTION DE SOUTIEN À NICOLAS SARKOZY
RAMA YADE NE VOTERA PAS LA MOTION DE SOUTIEN À NICOLAS SARKOZY

PARIS (Reuters) - Le Parti radical a décidé samedi de soutenir sous condition la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et son président, Jean-Louis Borloo, ne se rendra pas dimanche au meeting du chef de l'Etat à Villepinte, près de Paris.

Les délégués réunis en congrès à Paris ont voté à 76% un "soutien vigilant" au président sortant dans un climat tendu, marqué par le refus de l'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade de soutenir Nicolas Sarkozy.

"Je ne souhaite pas être à Villepinte. Pour quelle raison ? Pas pour dire que je boude, pas pour faire ma mijaurée", a déclaré Jean-Louis Borloo à la tribune.

Mais parce que "ca ferait perdre toute crédibilité à notre vigilance, c'est aussi simple que ça", a-t-il ajouté.

L'ancien ministre de l'Ecologie a expliqué qu'il avait besoin d'entendre le discours de Nicolas Sarkozy avant de pouvoir éventuellement lever sa vigilance.

Dans sa motion, le plus ancien parti français précise que son "soutien de principe implique la liberté de parole sur les fondements de notre Pacte Républicain et sur nos valeurs radicales."

"Ce soutien s'entend si les principes et les valeurs radicales trouvent leur juste place dans le projet du candidat pour une France unie. Oui à une France forte et juste !", écrivent-ils.

Jean-Louis Borloo, qui a un temps caressé le projet de se présenter à cette élection avant d'y renoncer, avait apporté son soutien à Nicolas Sarkozy en 2007.

Il a pris ses distances avec le parti présidentiel après avoir été déçu dans ses espoirs de remplacer François Fillon au poste de Premier ministre lors du remaniement gouvernemental de novembre 2010. Longtemps associé à l'UMP, le Parti radical a pris son autonomie le 14 mai 2011.

Trois courants étaient en présence lors du congrès de samedi: les partisans d'un soutien à Nicolas Sarkozy, emmenés par le secrétaire général du parti, Laurent Hénart; les partisans d'un soutien au président et candidat du MoDem François Bayrou, dont la motion n'a cependant pas été jugée recevable parce que déposée hors délais, et ceux d'une position de neutralité.

Les jeunes Radicaux ont déposé sans succès une motion proposant de ne soutenir aucun candidat au premier tour afin de marquer l'indépendance de la formation.

Rama Yade, ancienne secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères, puis des Sports, avait annoncé à la mi-journée qu'elle ne voterait pas la motion de soutien à Nicolas Sarkozy.

Elle explique dans "Le Monde" qu'elle ne soutient pas le chef de l'Etat "dans sa stratégie de droitisation qui ne fera pas reculer le FN".

"Jean-Louis Borloo nous a demandé de nous prononcer en notre âme et conscience. En femme libre que j'ai toujours été, avec la sincérité dont j'ai toujours fait preuve, je ferai ce que je crois bien. Ce n'est pas parce que Jean-Louis Borloo n'est pas candidat qu'il me faut en choisir un autre. Je veux être totalement convaincue avant de me décider", dit-elle.

"La France forte, c'est bien. Mais il faut aussi qu'elle soit juste ! En 2007, Nicolas Sarkozy dictait le tempo, imposait les débats. Aujourd'hui, nous avons le sentiment, nous, les républicains, d'avoir le pistolet du FN sur la tempe. Et, à intervalles réguliers, on nous dit tout et son contraire", ajoute-t-elle.

Gérard Bon, édité par Jean-Loup Fiévet

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  • gde-lamb le samedi 10 mar 2012 à 20:56

    Aucune importance il faut la considérer pour ce qu'elle vaut c'est à dire rien du tout ! Elle n'a même pas la reconnaissance de ce que lui a offert Sarkozy : des postes de ministre qu'elle n'avait pas la capacité de remplir. C'est une arriviste sans scrupule et il est à espérer qu'on n'oublie pas cette grande qualité de la Rama !

  • LeRaleur le samedi 10 mar 2012 à 14:36

    Mais on s'en fou de ce qu'elle peut penser.