Le parti islamiste maître du jeu tunisien

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La victoire électorale d'Ennahda est renforcée par le succès de partis modérés prêts à s'allier avec lui pour gouverner.

Ennahda peut pavoiser. Interdit pendant plus de vingt ans, «la Renaissance» mérite comme jamais son nom. Le parti islamiste est le grand gagnant du premier rendez-vous des Tunisiens avec la démocratie. Il sera en position de force dans l'Assemblée constituante, qui doit jeter les bases de la deuxième République tunisienne et désigner un nouvel exécutif jusqu'aux prochaines élections générales, prévues dans un an. Les islamo-conservateurs vont obtenir environ 40% des voix et récolter au moins 60 sièges sur 217, selon des projections à confirmer aujourd'hui par l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE). Ils devront toutefois nouer des alliances s'ils veulent gouverner.

Leur victoire n'est pas vraiment une surprise, mais son ampleur marque les esprits. En l'absence de scrutin de référence, le poids des islamo-conservateurs se situait, selon les estimations préélectorales, dans une fourchette comprise entre 25% et 40%. Voici quelques jours, les respo

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