Le parti contre l'opinion : un choix risqué

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« Sarkozy a le parti, moi, j'ai l'opinion », a lancé Juppé malmené par les militants à la Villette, mais sûr de son fait.
« Sarkozy a le parti, moi, j'ai l'opinion », a lancé Juppé malmené par les militants à la Villette, mais sûr de son fait.

France Inter : Ce matin, vous voulez revenir sur cette vacherie d?Alain Juppé contre Nicolas Sarkozy ce week-end. « Nicolas Sarkozy a le parti, moi, j?ai l?opinion ». Selon vous, c?est bien plus qu?une pique, c?est une réalité qui va être de plus en plus déterminante à l?avenir ?

Charlotte Chaffanjon : Oui, c?est même la phrase la plus intéressante de ce week-end de naissance des Républicains, qui ont remplacé l?UMP. Vous me direz que ce n?est pas nouveau dans un duel interne, que l?un tienne le parti et que l?autre soit le chouchou de l?opinion publique. On se souvient d?Édouard Balladur et de Jacques Chirac, avant 1995. Édouard Balladur a atteint des sommets de popularité - c?est d?ailleurs ce qui l?a grisé - et Jacques Chirac était, lui, le patron du RPR. On sait comment cela s?est terminé : par la victoire du patron du parti. Nicolas Sarkozy, il a bien cela en tête, il l?a même rappelé habilement, en comparant Juppé à Balladur. On serait donc tenté de dire au maire de Bordeaux de se méfier. Sauf qu?il faut changer de grille de lecture, cette comparaison avec 1995 est obsolète...

À ce point ? Et qu?est-ce qui a changé ?

Du côté du parti d?abord. Quand il dit « parti », Sarkozy ne pense pas seulement aux moyens financiers, même si ça joue. Il pense surtout aux troupes. Sauf que les...

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