Le Parlement wallon vote pour l'accord de libre-échange CETA

le , mis à jour à 18:24
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 (Actualisé avec précisions, contexte) 
    BRUXELLES, 28 octobre (Reuters) - Le Parlement de la région 
belge francophone de Wallonie a approuvé vendredi le projet 
d'accord de libre-échange entre le Canada et l'UE (CETA), 
mettant fin à son opposition qui menaçait de faire capoter 
l'ensemble de l'opération. 
    Les députés wallons, qui étaient en pointe de l'opposition 
au projet d'Accord économique et commercial global (CETA), ont 
donné leur accord par 58 voix pour et cinq contre, après l'ajout 
jeudi d'un addendum au projet pour répondre à leurs 
préoccupations.   
    La totalité des 28 gouvernements de l'UE soutiennent le 
CETA, mais la Belgique ne pouvait jusqu'ici donner formellement 
son accord en l'absence du soutien de la totalité des diverses 
entités qui la composent. 
    Le Parlement de Bruxelles et de la Communauté francophone 
devaient elles aussi voter dans la journée. Un vote positif est 
attendu, la composition politique de ces entités, dirigées par 
des coalitions socialistes, étant similaire à celle de la 
Wallonie. 
    Le ministre-président de Wallonie, le socialiste Paul 
Magnette, devenu un héros en Europe, a déclaré que les 
négociations entre Belges avaient débouché sur un accord qu'il 
pouvait approuver. 
    "Le CETA amendé et corrigé est davantage que le seul ancien 
CETA. Il offre plus de garanties et c'est ce que je défendrai", 
a déclaré Paul Magnette pendant le débat qui a précédé le vote. 
    L'addendum belge répond aux craintes selon lesquelles le 
système mis en place par le traité pour protéger les 
investisseurs étrangers était susceptible de renforcer les 
multinationales. Il fournit aussi une clause de sauvegarde pour 
les agriculteurs. 
    "Avec cette affaire, qui, je dois le dire, a fait un certain 
bruit, tout le monde en Europe sait que le Parlement wallon 
existe", a déclaré Paul Magnette.  
    Le différend belge sur le CETA reflète la division dans le 
pays entre un nord néerlandophone riche et un sud francophone 
mis en difficulté par le déclin de ses activités dans la 
sidérurgie et le charbon. 
    L'opposition au CETA fait partie d'un mécontentement de plus 
en plus perceptible contre la mondialisation dans les pays 
occidentaux. L'opposition est particulièrement forte contre le 
projet d'accord commercial entre l'Union européenne et les 
Etats-Unis, le TTIP ou TAFTA en anglais (Partenariat 
transatlantique de commerce et d'investissement). 
    Les opposants au TAFTA et au CETA craignent qu'ils ne 
renforce les multinationales et ne tire vers le bas les normes 
en matière d'alimentation, d'environnement ou de contrat de 
travail. 
 
 (Robert-Jan Bartunek; Danielle Rouquié pour le service 
français) 
 
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