Le parlement iranien approuve l'accord nucléaire

le , mis à jour à 18:25
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(Précisions, contexte) DUBAI, 13 octobre (Reuters) - Le parlement iranien, dominé par les conservateurs, a approuvé mardi l'accord conclu le 14 juillet à Vienne entre Téhéran et les grandes puissances sur le programme nucléaire de la République islamique tout en réclamant un encadrement strict des inspections internationales sur les sites militaires iraniens. "Le texte (...) a été adopté mardi en séance publique par 161 voix", dit Irna. Cinquante-neuf parlementaires ont voté contre et 13 se sont abstenus, précise l'agence de presse officielle Irna. Le texte exige toutefois que les inspections internationales des sites militaires iraniens soient au préalable approuvées par la plus haute instance de sécurité du pays, une disposition susceptible de provoquer de nouveaux désaccords. Le compromis négocié pendant dix-huit mois et qui met fin à douze ans de contentieux sur ce dossier prévoit d'encadrer et surveiller les activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée progressive des sanctions à l'encontre de Téhéran. Il a été signé par l'Iran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne). Le texte avait déjà été approuvé dimanche par le parlement iranien, à l'issue d'un débat houleux, lors d'un vote préalable avec une majorité plus mince que mardi. Il doit désormais être ratifié par le Conseil des gardiens de la Constitution. Si celui-ci a déjà reçu le texte, il pourrait rendre sa décision dès jeudi. Depuis trois mois, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a le dernier mot dans toutes les décisions politiques, n'a publiquement ni approuvé ni rejeté l'accord de Vienne mais a loué le travail des négociateurs iraniens. S'il ne s'oppose pas à l'accord, on s'attend à ce que l'Iran commence dans les prochaines semaines à renoncer à certaines activités de son programme nucléaire. A terme, ce processus doit conduire à la levée de la plupart des sanctions internationales visant depuis 2006 la République islamique. "Les membres du parlement ont pris aujourd'hui une décision mûrement réfléchie qui montre qu'ils comprennent parfaitement quelle est la situation du pays", a dit le porte-parole du gouvernement, Mohammad Baqer Nobakht, lors d'une conférence de presse télévisée. Dimanche, lors de la discussion avant le vote préalable, la télévision a arrêté brusquement la diffusion en direct des débats qui devenaient de plus en plus vifs. Selon des journalistes présents, Ali Akbar Salehi, directeur de l'agence nucléaire iranienne, a été pris à partie physiquement lors de ce débat, alors qu'il avait la parole. Un député opposé à l'accord a dû être hospitalisé à la suite de problèmes cardiaques à l'issue du vote. Malgré l'accord de Vienne, l'ayatollah Khamenei a proscrit la semaine dernière toute négociation avec les Etats-Unis. ID:nL8N1272FW (Sam Wilkin et Bozorgmehr Sharafedin,; Nicolas Delame et Guy Kerivel pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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  • M7097610 le mardi 13 oct 2015 à 19:29

    M318, n'inversez pas les rôles ! Historiquement (Irak et osirak), c'est Israël qui bombarde ses voisins.

  • M3182284 le mardi 13 oct 2015 à 19:04

    Ils sont d'accord pour bombarder Israël