Le Parlement grec avalise l'accord sur l'échange de dette

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par George Georgiopoulos et Harry Papachristou

ATHÈNES (Reuters) - Les députés grecs ont adopté jeudi l'accord sur l'échange de dette prévu dans le cadre du second plan de sauvetage de la Grèce qui doit éviter que le pays ne sombre dans la faillite.

Par cet échange de titres, négocié lors du bouclage du plan d'aide cette semaine à Bruxelles, les créanciers privés d'Athènes effacent une partie de la dette due par la Grèce.

Cette participation du secteur privé, à côté d'une nouvelle aide de 130 milliards d'euros, joue un rôle central dans la résorption de la dette souveraine grecque, censée être ramenée de 160 à 120,5% du PIB d'ici 2020.

Suivant une procédure fréquente au parlement grec, le président par intérim Anastasios Kourakis a proclamé la loi automatiquement adoptée, le gouvernement disposant d'une majorité de sièges et aucune demande de vote n'ayant été exprimée.

L'approbation de ce texte ne faisait de toute façon guère de doute, en raison de la large majorité détenue au parlement par les socialistes du Pasok et les conservateurs de Nouvelle Démocratie.

"En approuvant cette loi, le parlement nous permettra de commencer à sortir de la tourmente", avait insisté, lors du débat précédant le vote, le ministre des Finances Evangelos Venizelos. "Pour réussir, nous devons être unis, sérieux, dignes de confiance et tenaces, et travailler, travailler, travailler."

Le gouvernement grec a indiqué que l'offre d'échange de titres devait être soumise d'ici à vendredi aux créanciers. Des obligations atteignant 14,5 milliards d'euros arrivent à échéance le 20 mars.

De nouvelles manifestations étaient prévues dans la journée en Grèce contre les mesures d'austérité exceptionnellement rigoureuses auxquelles Athènes a dû se plier.

Les travailleurs du secteur de la santé se sont joints au mouvement en lançant une grève de 24 heures afin de protester contre les baisses de salaires. Ils ont appelé à manifester devant le ministère de la Santé.

"Nous condamnons la politique du gouvernement, de l'UE et du FMI, qui détruit le secteur de la santé publique et son personnel", déclarent des médecins hospitaliers d'Athènes et du Pirée dans un communiqué.

Les principaux syndicats du pays ont appelé à trois heures de débrayage le 29 février.

Henri-Pierre André et Gregory Schwartz pour le service français

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  • cyrgod le jeudi 23 fév 2012 à 17:07

    Qu'Eglise et autres évadés fiscaux (armateurs, etc.) soient imposés et ce sera un début de fin de passe-droits archaiques et révolus. L'effort n'est pas à faire que par certaines parts du peuple grec. Il faut que l'impôt soit correctement levé et payé par ceux qui y échappent indûment.