Le Parlement européen lève l'immunité de Marine Le Pen

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STRASBOURG (Reuters) - Le Parlement européen a décidé mardi de lever l'immunité parlementaire de Marine le Pen, à la demande du parquet de Lyon qui veut l'entendre dans le cadre d'une enquête pour "incitation à la haine raciale".

La présidente du Front national, députée européenne, est visée par une plainte du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) relative à ses propos du 10 décembre 2010 établissant un parallèle entre les prières des musulmans dans la rue en France et l'Occupation.

Pas "surprise", Marine Le Pen a dénoncé une décision biaisée qui "déshonore le Parlement européen".

"Moi je suis un cas à part, je ne peux pas être protégée parce que je suis une adversaire politique, et peut-être une adversaire politique encore plus dangereuse que les autres compte tenu de mes résultats dans les sondages ou dans les (législatives) partielles", a-t-elle réagi sur BFM TV.

"Quand Marine Le Pen dit une vérité, là évidemment il est hors de question de la défendre. Ce n'est pas grave, ça va permettre de remettre sur le devant de la scène ces sujets et notamment la laïcité, les violations de cette laïcité qui sont quotidiennes en France", a-t-elle poursuivi.

"Je vais me défendre devant le tribunal et je suis absolument convaincue que le tribunal me donnera raison et protégera mon droit à dire aux Français la vérité sur la situation, notamment des prières de rue, mais pas seulement", a-t-elle estimé.

Bruno Gollnisch, son collègue parlementaire et rival malheureux à la présidence du FN, en janvier 2011, a pris la parole avant le scrutin pour s'offusquer que Marine Le Pen n'ait pu s'expliquer en session plénière ni obtenir un vote nominal sur la levée de son immunité.

"Cette procédure s'apparente plus à celle du Soviet suprême de l'ex-Union soviétique qu'à celle d'un parlement respectueux des droits de ses membres", a-t-il dit.

Les eurodéputés ont accepté de lever son immunité, conformément à l'avis rendu par leur commission juridique. Celle-ci avait estimé que les propos litigieux, prononcés durant la campagne en vue de la désignation d'un nouveau président pour le Front national, n'avaient pas de lien « direct et évident » avec les activités parlementaires de Marine Le Pen.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet

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  • devcor le mardi 2 juil 2013 à 16:03

    C'était la meilleure manière d'en faire un martyr. Ces pauvres parlementaires ne voient vraiment pas plus loin que le bout de leur nez. Espérons que les juges seront plus intelligents mais ce n'est pas gagné.....

  • 90342016 le mardi 2 juil 2013 à 15:51

    vive marine

  • patr.fav le mardi 2 juil 2013 à 15:47

    aller marine soit combatif il y a du monde pour te soutenir !!!

  • wanda6 le mardi 2 juil 2013 à 14:48

    g.joly1 : MLP dit la vérité et la vérité dans un état de droit ne peut pas être condamnée !

  • picokrab le mardi 2 juil 2013 à 14:34

    si elle n'a rien à se reprocher, elle n'a rien à craindre de sa levée d'imunité. Elle redevient un citoyen ordinaire devant la justice

  • wanda6 le mardi 2 juil 2013 à 14:33

    g.joly1 elle dit la vérité et la vérité dans un état de droit ne peut pas être condamner !

  • Gary.83 le mardi 2 juil 2013 à 14:31

    une façon pas tres subtile de faire monter le front !