Le Parlement européen a permis de «recaser des salariés du MoDem», reconnaît Bayrou

le , mis à jour à 09:41
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Le Parlement européen a permis de «recaser des salariés du MoDem», reconnaît Bayrou
Le Parlement européen a permis de «recaser des salariés du MoDem», reconnaît Bayrou

Retour aux sources pour François Bayrou. Dès la fin de la passation de pouvoir jeudi matin, l'éphémère ministre de la Justice du premier gouvernement Philippe a pris la direction de sa mairie de Pau. Il a également accordé une interview au quotidien «Sud-Ouest», dans laquelle il revient sur l'affaire des assistants parlementaires du MoDem.

 

«Chez nous au MoDem, il n'y a jamais eu de fausses factures, de dépassement des comptes de campagne ou de tricheries», explique-t-il visant sans les nommer l'UMP et le PS. Une enquête préliminaire a été ouverte après un témoignage alimentant les soupçons de prise en charge des salaires de permanents du MoDem par le parlement européen. Cette affaire a entraîné le départ des ministres du MoDem du gouvernement Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez et François Bayrou. 

 

«Dans une période de mauvaise passe...»

 

L'ancien Garde des Sceaux dément tout emploi fictif mais il reconnaît que le parlement européen a servi au parti centriste pour placer des assistants. «Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là», précise François Bayrou. 

 

Dans sa conférence de presse mardi où il expliquait les raisons de son départ du gouvernement, François Bayrou estimait être «la cible» des dénonciations ayant enclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire. Dans «Sud-Ouest», il va encore plus loin : «Je pense que tout cela ne vient pas par hasard. Un certain nombre de forces, de puissances qui détestent l'idée d'une loi sur la moralisation de la vie publique agissent».

 

Un nouveau témoignage accablant

 

«Je connais la vie politique et sa violence», poursuit François Bayrou. «Du point de vue de la sauvagerie, c'est un ...

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  • serval02 il y a 5 mois

    Il va nous bientôt dire qu'il a fait cela par pure charité Mr propre ?

  • M8587219 il y a 5 mois

    Voilà voilà... la vérité finit par sortir