Le pari risqué de la Dame de Rangoun

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Aung San Suu Kyi s'apprête à faire son entrée au Parlement. Certains de ses proches redoutent cependant qu'elle y perde une partie de son influence.

Aung San Suu Kyi n'est plus la dissidente qui a tant ému l'Occident en se dressant seule contre l'inflexible junte birmane, mais elle n'est pas encore une députée espérant que «le rôle du peuple dans la politique sera accentué».

La métamorphose de la célèbre prisonnière en parlementaire de l'opposition devra attendre. Elle prévoit de boycotter le Parlement ce lundi en raison du serment qu'elle doit prêter de «sauvegarder» la Constitution. La Dame, qui a fait de la réforme de cette charte, rédigée en 2008 par et pour les militaires, une de ses priorités de campagne, propose de remplacer le mot «sauvegarder» par «respecter». Mais le texte du serment, lui-même inscrit dans la Constitution, n'était toujours pas modifié dimanche en Birmanie.

Une fois que l'imbroglio sémantico-juridique sera démêlé et qu'Aung San Suu Kyi siégera à Naypyidaw, s'ouvrira une période d'incertitudes. Cette femme qui aspire à la perfection continuelle de l'esprit et qui a sacrifié

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