Le pari risqué d'Air France

le , mis à jour à 07:36
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Le ciel français va accueillir une nouvelle compagnie aérienne. En détaillant hier son plan stratégique pour redresser Air France, , le nouveau PDG du groupe, a officialisé la naissance d'une compagnie ni vraiment low-cost ni complètement classique.Jean-Marc Janaillac

 

Cette future filiale, dont le nom n'a pas encore été choisi, doit aider Air France à redresser ses 35 % de lignes long-courriers déficitaires, voire à relancer celles qui avaient été fermées ou pas ouvertes, faute de rentabilité. Une réponse à la concurrence des compagnies du Golf, comme Emirates ou Qatar Airways, notamment sur les destinations du Sud-Est asiatique où Air France perd des parts de marché.

 

Socialement acceptable pour la direction

 

Sur les lignes moyen-courriers, cette compagnie concurrencera les low-cost comme EasyJet ou Ryanair. Mais le TGV — dont l'ouverture, par exemple, l'été prochain de la ligne Paris-Bordeaux — risque de pénaliser la compagnie nationale.

 

Au total, dix avions prendront les couleurs de cette filiale d'Air France d'ici à 2020, dont les premiers vols devraient intervenir dès l'hiver 2017 pour les lignes moyen-courriers et dès l'été 2018 pour les long-courriers.

 

Aux yeux de la direction, ce projet est la réponse la plus adaptée pour offrir des vols moins chers à ses clients loisirs mais aussi business ; elle apparaît surtout comme la solution potentiellement la plus acceptable socialement.

 

Pour éviter de subir le courroux des syndicats de pilotes, les vols de la nouvelle compagnie seront ainsi effectués par des pilotes Air France volontaires aux conditions négociées. En revanche, pour les hôtesses et les stewards, le recrutement sera réalisé à l'extérieur à moindres coûts.

 

« C'est un plan dirigé contre nous, dénonce Christophe Pillet, du syndicat SNPNC-FO. Cette compagnie fera des économies sur le dos des 13 000 hôtesses et stewards d'Air France. Si la ...

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  • ynoufon il y a 5 mois

    Création d'une low-cost bis pour contrer les low-cost (dont Transavia logiquement), en créant une autre structure et en conservant le principal handicap identifié: le PNT et ses prébendes ! Tout celà pour leur avoir cèdé en renonçant à développer Transavia. A suivre...

  • vmcfb il y a 5 mois

    Les pilotes ne veulent pas bouger (ils perdent des avantages, et sont partiellement actionnaires)..le management se casse les dents sur un immobilisme. Changer de personnes ne résout rien.

  • jmlhomme il y a 5 mois

    C'est incroyable on va mener à la faillitte Air France et refinancer ne nouvelle société pour ne pas affronter les syndicats.. Pour fair el la meme chose à 30% moins cher si la direction n'est pas capable d'affronter les syndicats, je propose de liberaliser à 100% la société AIR FRANCE KLM... En cinq ans tout est reformé et on a gagner 30%nous les citoyens, et au moins autant nous les consommateurs. On fait la meme chose avec la SNCF....evidemment