Le pari gagné de Nicolas Sarkozy en Libye

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Le président de la République a d'emblée placé la France en première ligne d'un conflit pourtant parsemé d'incertitudes.

«Ça, c'est fait.» Même si la bataille de Tripoli n'était pas encore terminée, lundi, on imagine aisément Nicolas Sarkozy rayant, enfin, le conflit libyen d'un agenda surchargé. Au sortir d'un été dominé par le séisme boursier, avant d'affronter l'épreuve sociale de la rentrée et le marathon élyséen, le chef de l'État, toujours à la peine dans les sondages, ne peut que se féliciter de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Le débat au Parlement sur la Libye, le 12 juillet, a donné le ton des risques politiques d'un conflit au cas où il s'éterniserait: spectre de l'enlisement, poids financier de l'engagement militaire (environ 200 millions d'euros)…

Tout l'été, le président de la République est resté sur la brèche. Depuis lundi, il a décroché à plusieurs reprises son téléphone pour parler à ses homologues. Dès le début du conflit, en mars, le principe a été de jouer collectif et d'éviter l'affrontement Occident-monde arabe. Il n'empêch

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