Le parcours des Dragons a-t-il réveillé un sentiment national gallois ??

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Le parcours des Dragons a-t-il réveillé un sentiment national gallois ??
Le parcours des Dragons a-t-il réveillé un sentiment national gallois ??

Une demi-finale de l'Euro, un vote pour quitter l'Union Européenne et la question de l'indépendance remise au goût du jour. Pour le pays de Galles, l'été 2016 est déjà historique. Victoire contre le Portugal ou pas, Gareth Bale et ses potes ont réussi le pari de revigorer la confiance nationale de leurs compatriotes. Jusqu'à quel point ?

La veille de Galles–Angleterre, au comptoir d'un pub de Londres, Neil McEvoy conseille à qui veut l'entendre de miser sur son équipe : "Les paris sont faussés, car ils concernent tout le Royaume Uni et les Anglais parient beaucoup. Résultat : Bale marquant le premier est à six contre un. Je compte bien rembourser mon voyage avec ça. " Excité par son excursion à Lens, le shadow minister du parti nationaliste Plaid Cymru se fait plus grave à l'évocation du référendum à venir : " Si l'Angleterre vote pour sortir, on sort tous. On ne contrôle rien. Quelque part, être Britannique, c'est être Anglais. "

Bibliothèques, boxeurs et frissons


De l'autre côté de la Manche, un Bale tout sourire répond en conférence de presse à ses commentaires récents sur l'état d'esprit de l'adversaire : " Je ne dis pas que les Anglais n'ont ni passion ni fierté, je pense juste qu'on en a plus. Je pense qu'en matière de sport, que ce soit au football ou au rugby, on est plus forts à ce niveau là." Cet optimisme n'est pas forcément un trait de caractère généralisé chez le peuple de Galles. Quelque part, Cymru est le parent pauvre du Royaume-Uni. De l'Écosse, on connaît les kilts, le whisky, Sean Connery, Braveheart et Highlander. De l'Irlande, les farfadets, U2, l'IRA, les pintes de Guinness vidées dans les rues pour la Saint-Patrick et les trèfles à quatre feuilles. À l'étranger, il est difficile de parler du pays de Galles, même avec des clichés.


Ancien capitaine de la sélection féminine galloise, Laura McAllister reconnaît un certain complexe vis-à-vis des autres nations britanniques : " Déjà nous sommes petits, on a seulement trois millions d'habitants. Historiquement, nos élites sont proches de l'Angleterre, ce qui fait que nous avons une relation culturelle étroite. Puis nous avons une longue frontière assez poreuse. En 2011, 20% de la population galloise était née en Angleterre. En Écosse, ce chiffre tombe à 9%. " Plus encore que les Écossais, les Gallois se sentent marginalisés par Londres. Si un…





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