Le pape se rend dans un bidonville à Asuncion, au Paraguay

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LE PAPE SE REND DANS UN BIDONVILLE À ASUNCION
LE PAPE SE REND DANS UN BIDONVILLE À ASUNCION

ASUNCION (Reuters) - Le pape François, qui achevait dimanche une visite d'une semaine en Amérique latine, a visité un bidonville à Asuncion, la capitale du Paraguay, et exhorté ses habitants à rester unis dans leur lutte pour de meilleures conditions de vie.

Quelque 100.000 personnes, pour la plupart des paysans contraints de quitter la campagne, vivent dans le bidonville de Banado Norte, non loin du centre d'Asuncion.

"Notre expulsion de la campagne, les prix élevés des terrains et du logement dans la ville, ainsi que nos faibles revenus (...) font que nous nous retrouvons ici, à Banado", a expliqué au pape l'une des habitantes, Maria Garcia, devant des milliers de personnes.

"Je ne pouvais pas quitter le Paraguay sans passer quelque temps avec vous", a souligné le chef de l'Eglise catholique, qui a prié dans une chapelle de Banado Norte.

"Allez de l'avant. Ne laissez pas le diable vous diviser (...) Une foi sans solidarité est une foi morte", a dit le pape argentin qui, à la fin de sa visite, a demandé à ses hôtes de réciter le "Notre Père" en guarani.

Il devait ensuite célébrer une messe devant plus d'un million de fidèles sur une base aérienne désaffectée, en présence du chef de l'Etat paraguayen, Horacio Cartes, et de la présidente argentine, Cristina Fernandez.

Le pape François reprendra l'avion pour Rome dans la soirée.

Samedi, il a appelé les dirigeants de la planète à rechercher un nouveau modèle économique pour aider les pauvres et à renoncer aux politiques qui "sacrifient des vies humaines sur l'autel de l'argent et du profit".

C'était la deuxième fois de son déplacement en Amérique du Sud que le chef de l'Eglise catholique profitait d'un discours important pour condamner le capitalisme débridé et défendre les droits des plus modestes.

Jeudi en Bolivie, il avait appelé à un nouvel ordre économique mondial, dénonçant le "nouveau colonialisme" de ceux qui imposent des programmes d'austérité.

(Philip Pullella et Mariel Cristaldo, Guy Kerivel pour le service français)

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  • M5769532 le dimanche 12 juil 2015 à 19:10

    Il leur a pas refilé quelques tunes, ils sont riches au Vatican.