Le pape prône partage et solidarité dans une favela de Rio

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LE PAPE REND VISITE AUX HABITANTS D'UNE FAVELA DE RIO
LE PAPE REND VISITE AUX HABITANTS D'UNE FAVELA DE RIO

RIO DE JANEIRO (Reuters) - Le pape François, au troisième jour de sa visite au Brésil pour les 28e Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), s'est rendu jeudi dans une favela de Rio où il a prôné le partage et invité les riches à venir en aide aux déshérités.

Le chef de l'Eglise catholique a souhaité qu'une "culture de solidarité" remplace "l'égoïsme et l'individualisme" qui prévalent dans les sociétés modernes.

"Personne ne peut rester insensible face aux inégalités qui persistent dans le monde", a-t-il dit aux habitants de Manguinhos, un bidonville contrôlé par les trafiquants de drogue où 35.000 personnes sont chaque jour confrontées à la violence.

Policiers et soldats étaient présents en nombre pour assurer la sécurité du pape.

Souriant, visiblement heureux d'être en contact avec la population de cette favela, François a pris la parole dans un stade de football détrempé par la pluie, après avoir béni la petite chapelle du quartier et visité un logement dans une rue récemment nettoyée.

Il a appelé à de nouveaux efforts pour combattre la pauvreté et le trafic de drogue.

"Tout le monde, chacun en fonction de sa situation et de ses responsabilités particulières, est en mesure de fournir une contribution personnelle afin de mettre un terme à tant d'injustices sociales", a-t-il dit.

Il a lancé un appel aux possédants, afin qu'ils oeuvrent à "un monde plus juste, marqué par une plus forte solidarité".

Le souverain pontife a déclenché les rires quand il a dit qu'il aurait aimé s'arrêter dans toutes les maisons du Brésil "pour demander un verre d'eau fraîche, prendre un cafezinho, mais pas un verre de cachaça" - le rhum local.

À bord d'une "papamobile" ouverte, il a été entouré de fidèles enthousiastes, se penchant pour embrasser une femme et serrer de nombreuses mains.

Il a loué les efforts du Brésil ces dix dernières années pour réduire la pauvreté mais a souligné que beaucoup restait à faire afin de combler le fossé entre les riches et les pauvres.

Sur l'un des côtés du terrain de football avait été placé un grand portrait de l'archevêque de San Salvador Oscar Romero, assassiné par un commando d'extrême droite en 1980.

Jeudi après-midi, le pape devait prendre la parole devant des pèlerins venus d'Argentine, son pays d'origine, à la cathédrale de Rio, puis s'adresser en soirée aux jeunes sur la plage de Copacabana, où plus d'un million de fidèles sont attendus.

Philip Pullella et Anthony Boadle, Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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