Le pape François déplore une "vague dévastatrice de terrorisme"

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 (Actualisé avec prière) 
    CRACOVIE, Pologne, 30 juillet (Reuters) - Le pape François a 
déploré samedi la "vague dévastatrice du terrorisme" et de la 
guerre qui s'est selon lui abattue sur le monde et a invité une 
foule de jeunes fidèles réunis à Cracovie à ne pas rester 
indifférents à la souffrance des autres. 
    Au quatrième jour de sa visite en Pologne à l'occasion des 
Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ), le souverain pontife 
s'est rendu à l'église saint François d'Assise de Cracovie afin 
d'y réciter une prière pour la paix qui n'était pas inscrite à 
son programme.      
    "Touchez les coeurs des terroristes afin qu'ils perçoivent 
ce qu'il y a de mal dans leurs actions et empruntent le chemin 
de la paix et de la bonté, du respect pour la vie et la dignité 
de chaque être humain, peu importe sa religion, son origine, sa 
fortune ou sa pauvreté", a-t-il dit lors de cette prière. 
    A la sortie de l'Eglise, il s'est adressé à plusieurs 
centaines de milliers de pélerins et les a exhortés à ne pas 
rester passifs devant la souffrance de leurs congénères. 
    "Les temps que nous traversons exigent autre chose que de 
jeunes molassons", a-t-il dit. 
    Il a également appelé un jeune fidèle venu d'Alep, une ville 
ravagée par la guerre civile en Syrie, à prier pour son pays et 
pour les autres théâtres de guerre. "Une fois pour toutes, 
pourrions-nous prendre conscience que rien ne justifie de verser 
le sang d'un frère ou d'une soeur", a-t-il ajouté. 
    Plus tôt dans la journée, François a également invité les 
hommes d'église polonais à vivre plus simplement, à se consacrer 
aux nécessiteux et à renoncer à leurs ambitions matérielles au 
sein d'une Eglise ouverte aux autres. 
     
    "LA MODESTIE ET L'HUMILITÉ"  
    Il s'est adressé à quelque 2.000 évêques et prêtres réunis 
dans un sanctuaire érigé à la mémoire du défunt Jean Paul II, 
mort en 2005 et canonisé en 2014.  
    Lors de son homélie, le pape argentin les a invités à "ne 
pas rester enfermés sur eux-mêmes, par commodité", ce à quoi 
l'archevêque de Cracovie, Stanislaw Dziwisz, lui a répondu à la 
fin de la messe: "Nous ne sommes pas enfermés sur nous-mêmes." 
    La hiérarchie catholique polonaise a parfois été accusée de 
jouir d'un mode de vie préservé des difficultés quotidiennes 
pendant la période de transition du communisme au capitalisme. 
    Elle est également soupçonnée de chercher à influencer le 
gouvernement conservateur au pouvoir et soutient sa politique 
hostile aux migrants, suspectés d'affaiblir l'identité 
catholique de la Pologne.   
    "L'Eglise a forgé une alliance avec le gouvernement parce 
qu'elle peut exercer plus de contrôle en s'appuyant sur la loi", 
observait avant la visite du pape Jaroslaw Makowski, un des plus 
célèbres théologiens de Pologne et un critique du clergé local. 
    François a également déclaré aux évêques et prêtres que 
leurs "vies, en tant que disciples les plus proches de Jésus, 
devaient être marquées par la modestie et l'humilité". 
    Le sanctuaire moderne consacré à Jean Paul II a été 
construit à l'extérieur de Cracovie, sur le site de la carrière 
de pierres où le pape, alors jeune homme, avait été forcé à 
travailler par l'occupant allemand pendant la Seconde Guerre 
mondiale.  
    Le défunt pape, de son vrai nom Karol Wojtyla, était né à 
Wadowice, près de Cracovie où il a passé l'essentiel de sa vie 
et dont il fut l'archevêque.  
 
 (Wiktor Szary; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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