Le pape clôt les JMJ de Cracovie par une messe géante

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    CRACOVIE, Pologne, 31 juillet (Reuters) - Le pape François a 
achevé dimanche sa visite en Pologne par une messe géante en 
plein air au cours de laquelle il a invité la jeunesse à 
s'efforcer de changer le monde plutôt que de se satisfaire des 
plaisirs immédiats offerts par la technique.  
    Devant des centaines de milliers de jeunes catholiques, dont 
beaucoup avaient campé sur place pendant la nuit, François a 
présidé la messe de clôture des Journées mondiales de la 
Jeunesse (JMJ), des festivités qui s'étalaient cette année 
pendant six jours à Cracovie, en parsemant son homélie de mots 
empruntés au lexique des nouvelles technologies.  
    Le souverain pontife a ainsi exhorté son auditoire à 
"télécharger le meilleur lien qui soit, celui du coeur", estimé 
que les réponses aux défis de la vie ne pouvaient pas se résumer 
à "un texto de quelques mots" et qu'une prière pouvait au 
contraire se substituer aux "chats" sur internet.  
    La mémoire de Dieu, a encore ajouté le pape, n'est pas un 
"disque dur" rempli de dossiers sur tout un chacun, mais plutôt 
un coeur empli de compassion qui doit aider les fidèles à 
"effacer" le mal.  
    "A ses yeux, les vêtements que vous portez ou le type de 
téléphone portable que vous utilisez n'a absolument aucune 
importance. Il se fiche que vous ayez du style ou pas. Il se 
soucie de vous! A ses yeux, vous êtes précieux, et votre valeur 
est inestimable", a déclaré le chef de l'Eglise catholique. 
    François a également encouragé les jeunes catholiques à 
demeurer "des rêveurs qui croient en une nouvelle humanité, qui 
rejettent la haine entre les peuples, qui refusent de voir les 
frontières comme des barrières".  
    Le pape argentin a par ailleurs annoncé que les prochaines 
JMJ auraient lieu au Panama en 2019. 
    Vendredi, il avait déploré la "vague dévastatrice du 
terrorisme" et de la guerre qui s'est selon lui abattue sur le 
monde.  
    A son arrivée mercredi en Pologne, au lendemain du meurtre 
du prêtre français Jacques Hamel, égorgé par deux hommes se 
revendiquant de l'organisation Etat islamique dans une église 
près de Rouen, François avait estimé que "le monde est en 
guerre", mais pas en guerre de religions.   
 
 (Philip Pullella; Jean-Stéphane Brosse et Simon Carraud pour le 
service français) 
 
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