Le pape attendu en RCA pour une visite à hauts risques

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    BANGUI, 29 novembre (Reuters) - Le pape François se rend 
dimanche en République centrafricaine pour délivrer un message 
de réconciliation et de paix dans ce pays en proie depuis des 
années à des violences religieuses entre chrétiens et musulmans. 
    Il s'agit de la dernière étape de la visite du pape en 
Afrique et les deux communautés centrafricaines, la majorité 
catholique et la minorité musulmane, espèrent que cette venue 
favorisera une reprise du dialogue intercommunautaire et 
apaisera les affrontements. 
    Depuis le mois de septembre, la capitale Bangui a connu un 
regain de tension qui a provoqué la mort d'au moins 100 
personnes, selon l'organisation Human Rights Watch. La sécurité 
a été renforcée dans la ville avant l'arrivée du Saint-Père. 
    La France, qui possède environ 900 soldats déployés dans le 
pays, a prévenu le Vatican au début du mois que ce déplacement 
présentait des risques et l'agenda du pape pour cette troisième 
et dernière étape de son périple africain n'était pas précisé. 
    Des centaines de milliers de personnes devraient se 
rassembler pour accueillir le souverain pontife malgré les 
points de contrôle installés par les rebelles musulmans et les 
milices chrétiennes. 
    Des fidèles devraient traverser la rivière Ubangui depuis la 
République démocratique du Congo pour assister à cette première 
visite de François en RCA. 
    Le gouvernement a mobilisé environ 500 policiers et 
gendarmes tandis que plus de 3.000 casques bleus de la Minusca, 
la mission de l'Onu, vont également être déployés tandis que les 
troupes françaises se tiendront en alerte. 
    Le général Bala Keita, qui commande la Minusca, a précisé 
que ses troupes avaient pris des mesures pour dissuader ceux qui 
souhaiteraient perturber la visite papale et que la sécurité 
avait été renforcée autant que possible. 
    "Nous avons réduit le banditisme et les attaques contre les 
civils au niveau le plus bas possible mais Bangui n'est pas 
sûre, c'est une réalité", a dit le général Keita. 
         
 
 (Joe Bavier; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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