Le pape a vu Kim Davis, icône des anti-mariage pour tous aux USA

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(Actualisé avec confirmation du Vatican) LOS ANGELES, 30 septembre (Reuters) - Le pape François a rencontré lors de sa visite aux Etats-Unis une employée des greffes d'un comté du Kentucky devenue une figure des opposants au mariage pour tous pour avoir refusé de délivrer des certificats de mariage à des couples homosexuels, a confirmé mercredi le Vatican. "Je ne nie pas que cette rencontre ait eu lieu, mais je n'ai rien à ajouter", dit le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège dans un communiqué. Kim Davis, inculpée pour outrage à magistrat et brièvement détenue, a refusé d'appliquer l'arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis qui a légalisé fin juin le mariage homosexuel dans l'ensemble des Etats de l'Union. ID:nL5N1194UM ID:nL8N0ZC39L Interrogé par CBS News, son avocat, Mat Staver, a déclaré que le pape avait rencontré sa cliente et son mari jeudi dernier à la nonciature du Vatican à Washington. Le chef de l'Eglise catholique lui a prodigué des mots d'encouragement, lui disant de "rester forte", a-t-il poursuivi. D'après Staver, cette rencontre était jusqu'à présent restée secrète pour ne pas brouiller le message du pape lors de sa visite aux Etats-Unis. "Nous ne voulions pas que la visite du pape soit éclipsée par l'affaire Kim Davis", a-t-il expliqué. Le pape François a lui-même attendu que sa visite historique aux Etats-Unis soit achevée pour s'aventurer dans le débat sur le mariage des homosexuels, affirmant le droit à l'objection de conscience. Dans l'avion le ramenant dans la nuit de dimanche à lundi vers Rome, il a estimé qu'un fonctionnaire ou un dépositaire de l'autorité publique devait être autorisé à s'abstenir d'accomplir des actes allant à l'encontre de ses convictions religieuses. François répondait à une question posée par un journaliste sur Kim Davis. "L'objection de conscience doit s'intégrer à toute structure judiciaire parce qu'elle est un droit", a-t-il dit. "Si on n'autorise pas autrui à être objecteur de conscience, on le prive d'un droit", a-t-il insisté. ID:nL5N11Y43Y (Alex Dobuzinskis avec Philip Pullella à Rome; Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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