Le pape à Lesbos pour dénoncer  "la mondialisation de l'indifférence"

le
0
Le pape François est reçu par le Premier ministre grec Alexis Tsipras et des patriarches et archevêques. 
Le pape François est reçu par le Premier ministre grec Alexis Tsipras et des patriarches et archevêques. 

Voyage hautement symbolique pour le pape François : il est sur l'île de Lesbos en Grèce ce samedi 16 avril. On se souvient que son premier déplacement hors de Rome, le 8 juillet 2013, fut pour dénoncer « la mondialisation de l'indifférence » sur île italienne de Lampedusa. Depuis, le chef des catholiques n'a cessé de dénoncer le sort fait aux réfugiés, jalonnant son pontificat d'images fortes pour mettre sous les projecteurs médiatiques ces hommes, ces femmes et ces enfants. Il fut l'un des premiers leaders au monde à exhorter ses pairs de se saisir de ce dossier, le 25 novembre 2014, devant le Parlement européen : « On ne peut tolérer que la Méditerranée devienne un grand cimetière », avait-il alors lancé dans l'hémicycle de Strasbourg. Puis, il a invité plusieurs fois au Vatican des migrants, allant jusqu'à laver les pieds de 11 d'entre eux pour le jeudi saint, le 24 mars dernier, quelques semaines après avoir célébré une messe à Ciudad Juárez au Mexique, sur la frontière avec les États-Unis, pour défendre « les droits des migrants ».

« L'esprit de Lampedusa»

Ce samedi 16 avril, le pape François met l'accent une fois de plus sur cet « esprit de Lampedusa » sous lequel il a placé son pontificat. Avec plusieurs images fortes. Notamment une rencontre autour d'un déjeuner avec 250 réfugiés sous une tente. Le choix du lieu n'est pas anodin puisqu'il s'agit du « hotspot » de Moria, un camp situé au...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant