Le palmarès des milliardaires chahuté par les aléas de la Bourse

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INFOGRAPHIES- Pertes colossales pour les uns, gains énormes pour les autres : la volatilité des marchés a bousculé le palmarès mondial des plus riches.

Ça remue dans le club des super-riches. La chute des places boursières dans le monde entier, l'effondrement des cours des matières premières et le ralentissement économique en Chine n'épargnent pas les 400 plus riches milliardaires, dont la fortune est scrutée quotidiennement par l'agence Bloomberg. Les plus grands perdants sont certes loin d'être ruinés. Leur perte de patrimoine, parfois énorme en valeur absolue, reste relative. Elle n'est donc généralement pas de nature à bouleverser leur mode de vie. À l'inverse, quelques figures déjà bien connues échappent aux courants contraires de la conjoncture et progressent vers les sommets de la richesse.

Le bond le plus spectaculaire dans ce palmarès est celui de Jeff Bezos, patron d'Amazon. Il passe de numéro 16 à numéro 4 dans le classement de Bloomberg. L'appréciation de 31 milliards de dollars de sa richesse représente un record pour l'année 2015, qui reflète largement l'envolée du cours d'Amazon, géant du commerce en ligne et leader dans les services informatiques.

D'autres grandes figures du monde de la technologie affichent des progressions prodigieuses de leurs avoirs. Bloomberg, dont la méthodologie particulière peut déboucher sur une hiérarchie différente de celle d'autres spécialistes du classement des super-riches comme Forbes ou Fortune, dénombre 44 milliardaires issus du high-tech. Le succès commercial et boursier de Facebook propulse par exemple son fondateur et patron, Mark Zuckerberg, au huitième rang des milliardaires avec un patrimoine de plus de 46 milliards de dollars, en hausse de plus de 33 %. Sergey Brin et Larry Page, cofondateurs d'Alphabet Inc., le nouveau holding de Google, voient leur richesse grimper à eux deux de 20 milliards de dollars. L'engouement des annonceurs pour la publicité ciblée sur terminaux mobiles nargue la récession du monde des matières premières et continue de faire des miracles pour ses capitaines d'industrie du XXIe siècle.

Parmi les habitués du sommet du classement de Bloomberg, Carlos Slim, homme d'affaires mexicain à la tête d'un conglomérat dans les télécommunications, la distribution, la finance et la construction, voit fondre sa fortune de 20 milliards de dollars cette année. Âgé de 75 ans, assis sur un empire de 53 milliards de dollars, il n'est plus que numéro 5 sur la liste des «Bloomberg Billionaires»: son principal actif, sa participation dans le capital d'America Movil SAB, voit sa valeur plonger de 27 %. Les autorités mexicaines cherchent à faire éclater en plusieurs entités cette société qui est le premier opérateur de téléphonie mobile en Amérique latine.

Perte inédite pour Warren Buffett

Warren Buffett, le deuxième homme le plus riche des États-Unis, avec un patrimoine estimé à plus de 62 milliards de dollars, subit une contraction de sa richesse de l'ordre de 15 %, en raison du recul de la valeur de Berkshire Hathaway. C'est la première fois depuis 2011 que le cours de son holding recule. Son ami Bill Gates, cofondateur de Microsoft, reste l'homme le plus riche du monde, ne perdant que 3 milliards de dollars.

Les aléas boursiers en Chine ont fait et défait bien des fortunes en 2015. Au cours des six premiers mois de l'année, la hausse des cours à Shanghaï a par exemple fabriqué 50 nouveaux milliardaires. Tout a basculé en juillet avec le krach, si bien qu'en août il ne restait plus que 19 de ces nouveaux venus. Le plongeon des cours du pétrole a aussi fait des ravages dans les rangs des milliardaires russes. Gina Rinehart a de même perdu plus d'un quart de sa fortune du fait de l'effondrement des cours du fer. Personne la plus riche d'Australie, elle n'en est pas moins toujours la dixième femme la plus riche du monde (117e au classement général).

Amancio Ortega, homme le plus riche d'Europe depuis 2012, patron d'Inditex SA, premier groupe mondial de confection avec son enseigne phare Zara, tire son épingle du jeu. Il amasse même 12 milliards de plus, ce qui représente un gain de près de 20 %. Diversifié aussi dans l'immobilier, avec un patrimoine total de plus 73 milliards de dollars, le voici désormais numéro 2 mondial, devançant Buffett et Slim, et à portée du pinacle occupé par Bill Gates (83,6 milliards de dollars) depuis des lustres.

Dans ce palmarès, Bloomberg ne relève guère de changements parmi les milliardaires français. Liliane Bettencourt reste numéro 1 (et 14e fortune mondiale) avec un gain de 1 %, juste devant Bernard Arnault (+ 3,5 %).

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