Le Pakistan uni face à Washington

le
0
Les accusations américaines contre les services secrets provoquent un tollé.

Un vent d'unité tel que le pays n'en avait pas connu depuis longtemps souffle sur le Pakistan. Le crédit en revient, bien involontairement, aux États-Unis. Washington ne pouvait pas mieux faire pour rassembler la myriade de partis querelleurs et disparates qui polluent la scène politique pakistanaise, voire pour réconcilier l'establishment militaire et le pouvoir civil, que de lancer des accusations à l'encontre des services secrets de l'ISI aussi dures que celles proférées par l'amiral Mike Mullen. Le chef d'état-major américain a déclaré la semaine dernière que l'ISI utilisait le réseau d'insurgés afghans Haqqani pour mener une «guerre par procuration» contre les intérêts américains en Afghanistan. Soulevant un tollé général au Pakistan, où l'on redoute que les États-Unis ne décident de bombarder les Zones tribales.

Bouc émissaire

Pour faire front, le premier ministre Yusuf Raza Gilani a convoqué jeudi à Islamabad 58 représentants de partis politiques,

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant