Le pacte de responsabilité à l'épreuve des couacs

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Le président n'a pas apprécié la dernière sortie du président du Medef.
Le président n'a pas apprécié la dernière sortie du président du Medef.

Lorsqu'il est sorti du chapeau présidentiel, le pacte de responsabilité a été salué par les observateurs comme un coup de maître sur le plan de la communication. Présenté comme une véritable révolution "sociale-démocrate" dans la politique du président, qui avait pourtant déjà accordé d'importantes baisses de charges aux entreprises par le biais du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), il déstabilisait la droite, divisée entre ceux qui applaudissent et ceux qui crient au bluff. Au sein de la majorité, seule l'aile gauche du Parti socialiste mouftait, le jugeant trop "déséquilibré" en faveur du patronat. Mais quelques semaines plus tard, la polémique suscitée par les fameuses "contreparties" réclamées par l'aile gauche aux patrons en échange des exonérations fiscales risque de redistribuer les cartes en faveur des adversaires du pacte. Membre de la délégation présidentielle partie vanter les mérites de la compétitivité française aux États-Unis, le patron du Medef Pierre Gattaz a clairement fait savoir qu'on ne pouvait pas "contraindre les entreprises" à employer. Une sortie contreproductive pour le Medef, favorable au pacte, et pour le gouvernement qui tente de le faire passer. Car même si Pierre Gattaz avait déjà pris cette position à plusieurs reprises, c'est le choix du moment et la manière qui posent problème. "Je suis fou de joie"Si Jean-Marc Ayrault a brutalement recadré le patron du Medef, c'est aussi...

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