Le " oui, mais" des gérants aux actions dans quatre grandes sociétés de gestion

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(NEWSManagers.com) - Les points de stratégie" des sociétés de gestion en cette fin d'année mettent en exergue, pour 2013, un biais favorable aux actions, mais avec circonspection.

Ainsi Pascal Heurtault, directeur des investissements d' Aviva Investors France, se dit-il positif sur les actions zone euro, mais avec une approche de sélection de valeurs et de secteurs. Il discerne également des points d'entrée sur les actions émergentes. Dans le cadre d'un portefeuille tactique neutre, la pondération actions, corrigée du beta, se situerait actuellement dans la zone des 55-60 %, avec une surpondération des financières et une sous-pondération des " belles" valeurs.

De son côté, William de Vijlder, CIO Strategy de BNP Paribas Investment Partners, estime que " l'investisseur occidental moyen a tendance à trop compter sur les marchés émergents" . Pour 2013, il considère " qu'il n'y a pas d'alternative aux actions" , mais qu'il faut gérer cette classe d'actifs de manière dynamique, tactique, avec une certaine préférence pour les titres américains. Dans le cadre de ses fortes convictions sur un an pour une stratégie " buy & hold" , le spécialiste de BNPP IP préconise la dette émergente, les obligations à haut rendement, des obligations " sûres" pour diversifier le risque et même l'or, mais avec un " stop loss" .

Quant à Alain Pitous, deputy CIO d' Amundi Group et directeur des gestions diversifiées, il souligne que sa maison est positive sur les actions depuis fin octobre et reste surinvestie sur cette classe d'actifs, notamment en valeurs européennes et émergentes, tout en sous-pondérant légèrement les actions américaines. Parallèlement, Amundi reste très surpondéré sur le crédit, mais sous-exposé aux obligations souveraines mondiales, sauf les émergentes.

L'un des supports privilégiés, dans la gamme, est le fonds Patrimoine, avec des profils dissymétriques.

Chez Axa Investment Managers, enfin, Kyra Tilquin, responsable de la gestion diversifiée, souligne que, dans le cadre d'un portefeuille diversifié équilibré international avec positions couvertes du risque de change, elle préconise de surpondérer les actions (à 53 % au lieu de 50 %), notamment celles de la zone euro, les américaines et les émergentes asiatiques. En revanche, il convient de sous-pondérer les obligations de 3,5 % malgré une surexposition aux obligations d'entreprises et aux convertibles. Cela posé, la spécialiste d' Axa IM n'utilise qu'un tiers de sa marge de manoeuvre sur les actions dans les portefeuilles de clients externes au groupe.

A noter que le gestionnaire ne prévoit pas dans l'immédiat de produits véritablement nouveaux dans sa gamme de produits diversifiés, mais compte la mettre à jour en élargissant progressivement leur spectre.
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