Le onze-type du PSG, un rêve plus qu'une réalité

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Le PSG abordera son quart de finale retour contre Manchester City sans Blaise Matuidi et David Luiz. Le match le plus important de sa saison jusque-là se fera donc sans l’équipe-type parisienne. Une habitude aussi vieille que mauvaise.

Il y a des habitudes dont le PSG se passerait bien. Les années se suivent et Laurent Blanc s’en désole à chaque fois que le printemps arrive : il ne dispose que trop rarement de son équipe-type dans les matchs qui comptent. Le constat vaut encore cette saison, où l’entraîneur parisien devra composer avec un groupe amputé d’éléments-clés pour le quart de finale retour de Ligue des Champions mardi contre Manchester City (20h45), le match le plus important de la saison jusque-là. Avertis lors du match aller, David Luiz et Blaise Matuidi seront suspendus pour cette rencontre tandis que la titularisation de Marco Verratti tiendrait du miracle au bout d’une course contre-la-montre lancée depuis six semaines. C’est simple, les Parisiens n’ont pas aligné leur onze-type comme établi en début de saison depuis trois mois. La faute notamment à la mise à l’écart de Serge Aurier suite à son dérapage sur Periscope ou à la pubalgie tenace de Marco Verratti.

Moins de 10% de matchs avec l’équipe-type

Que Blanc soit contraint et forcé de remodeler son onze titulaire n’est pas nouveau. Il n’a fait débuter l’équipe qu’il avait en tête en août qu’à cinq reprises cette saison, en considérant qu’Edinson Cavani et Lucas sont interchangeables dans le rôle de troisième joueur offensif aux côtés de Zlatan Ibrahimovic et Angel Di Maria. Ce fut le cas lors de trois matchs de L1 (contre Marseille, à Caen, face à Bastia) et de deux rencontres de Ligue des Champions (chez le Shakhtar Donetsk puis le Real Madrid). Et encore, ce déplacement à Santiago Bernabeu ne compte qu’à moitié puisque Marco Verratti avait cédé sa place à Adrien Rabiot après un gros quart d’heure de jeu. C’est dire si le total est famélique pour un PSG qui disputera mardi son 51eme match de la saison toutes compétitions confondues. Ce qui signifie donc que les Parisiens n’ont même pas joué 10% de leurs rencontres avec leur onze « rêvé » sur le papier.

Blanc dans l’adaptation permanente

Régulièrement loué pour la gestion de son effectif, bien plus efficace que la saison dernière, Blanc fait surtout dans l’adaptation permanente. Il se plie aux circonstances qui s’imposent à lui. Il est compliqué pour lui de disputer les grands rendez-vous européens sans son équipe-type, tout autant que de les aborder sans repères ni affinités. Le groupe n’a que peu bougé depuis quatre ans et se connaît par cœur mais rien ne remplace les automatismes pris sur le terrain. Le technicien cévenol avait évoqué début février le dérèglement que pouvait entraîner un turnover trop important, tout en assumant ouvertement les conséquences. « Quand il y a beaucoup de changements dans l’équipe, il y a forcément moins de liant, avait expliqué Blanc en conférence de presse. Mais ce qui m’intéresse, c’est surtout de préserver certains joueurs. Si on arrive à garder ou augmenter ce liant, tant mieux. Mais on est obligé de gérer l’effectif vu le calendrier. » Si seulement le calendrier était la seule problématique à prendre en compte, le PSG alignerait sa meilleure équipe mardi. Mais entre le rêve et la réalité, il y a décidément un gouffre.
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