Le numéro 1 du Parti communiste demande des excuses à Hollande

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(Actualisé avec Le Foll § 2-7-8-9) PARIS, 20 avril (Reuters) - Le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, a réclamé lundi des excuses publiques à François Hollande, qui a reproché à Marine Le Pen de parler "comme un tract du Parti communiste des années 1970". Sa demande a été rejetée par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, qui a toutefois dit la "comprendre". "Je suis scandalisé", a dit Pierre Laurent sur France 2. "J'ai demandé au président de la République des excuses publiques pour cette phrase", a ajouté le sénateur communiste. "C'est une phrase lamentable et c'est la seule chose que le président de la République a trouvé à répondre à des électeurs qui lui disaient leur désarroi." Dénonçant dimanche sur Canal+ la "mystification" de Marine Le Pen, François Hollande a accusé la présidente du Front national de parler "comme un tract du Parti communiste des années 1970" pour se donner une image de gauche. "Sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, il ne demandait pas qu'on fasse la chasse aux pauvres, parce que même les pauvres finissent par penser qu'il y a plus pauvres qu'eux", a-t-il poursuivi. (voir ID:nL5N0XG0J9 ) François Hollande a "bien fait la différence entre ce qui était le tract des années 1970 sur les nationalisations, sur la fermeture des frontières et contre l'Europe et ce qui est la nature du Front national, qui va, bien sûr, sur d'autres terrains, et en particulier celui de l'immigration", a souligné lundi le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. "Il n'y a pas d'amalgame à faire entre ce qu'est le Front national et ce qu'est, ou ce qu'a été, le Parti communiste, je crois que le président de la République a été clair sur le sujet", a-t-il ajouté sur BFM TV et RMC. Prié de dire s'il y aurait d'éventuelles excuses publiques, il a répondu: "Non, mais je comprends tout à fait que Pierre Laurent le demande." La comparaison avait déjà suscité la colère de Jean-Luc Mélenchon, co-fondateur du Parti de gauche, qui a dénoncé dès dimanche dans un communiqué des mots "d'une totale bassesse et indigence, indigne d'un président élu aussi par les communistes". (Chine Labbé)

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