Le nouvel échec du Rafale pèse sur Dassault Aviation

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LE TITRE DASSAULT AVIATION PÂTIT DU NOUVEL ÉCHEC DU RAFALE
LE TITRE DASSAULT AVIATION PÂTIT DU NOUVEL ÉCHEC DU RAFALE

PARIS (Reuters) - Dassault Aviation est sanctionné jeudi matin à la Bourse de Paris, après la nouvelle déconvenue essuyée par son Rafale, le Brésil lui ayant préféré les chasseurs Gripen NG construits par Saab pour équiper son armée de l'air.

A 9h50, le titre du groupe Dassault Aviation, qui n'a encore jamais vendu d'avions à l'export, perd 3,80% à 885 euros, après avoir ouvert en baisse de plus de 7%, tandis que le SBF 120 gagne 1,55% au même moment.

Dans le même temps, Saab s'envole de 22% à la Bourse de Stockholm.

L'armée de l'air brésilienne doit désormais ouvrir des négociations avec Saab pour finaliser sa commande. Le groupe suédois livrera 36 Gripen, pour un montant de 4,5 milliards de dollars (3,3 milliards d'euros), mais l'accord générera des milliards de dollars supplémentaires en livraisons futures et en contrats de service.

"Le Brésil a fait un choix économique avec l'avion suédois. Il va falloir que la France finisse par comprendre que le Rafale est trop cher et que la qualité de l'appareil n'entre pas dans les décisions actuellement. Avec ce nouvel échec, le contrat en Inde devient désormais crucial pour Dassault", commente un vendeur actions parisien.

Des négociations exclusives sont en cours avec l'Inde depuis janvier 2012 en vue d'un contrat géant de 126 avions qui pourrait aboutir en 2014. Le Rafale est également sur les rangs aux Emirats arabes unis, au Qatar et en Malaisie.

Pour l'heure, l'armée française est la seule à utiliser l'avion de chasse dont la performance technologique est reconnue.

"Le Brésil n'était pas notre cible prioritaire", a dit sur Europe 1 le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. "Nous avons de bonnes raisons de croire que sur l'Inde et sur le Golfe, il y aura bientôt des résultats."

Le choix du Brésil ne constitue toutefois pas uniquement une désillusion pour Dassault. L'américain Boeing était considéré comme le grand favori jusqu'aux révélations sur l'espionnage de la présidente brésilienne Dilma Rousseff par les Etats-Unis.

Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Pascale Denis

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