Le nouveau président iranien Hassan Rohania prêté serment

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HASSAN ROHANI A PRÊTÉ SERMENT
HASSAN ROHANI A PRÊTÉ SERMENT

DUBAÏ (Reuters) - Le nouveau président iranien Hassan Rohani a prêté serment dimanche devant le parlement auquel il a soumis la composition de son gouvernement.

Considéré comme un religieux relativement modéré, Hassan Rohani a juré, lors d'une cérémonie retransmise en direct à la télévision nationale, de se conformer à la constitution et de protéger la religion officielle de la République islamique d'Iran.

"En présence du saint Coran et devant la nation, je jure à Dieu tout-puissant de sauvegarder la religion officielle du pays et de la République islamique, ainsi que la constitution du pays", a-t-il déclaré.

Le nouveau président a choisi comme ministre des Affaires étrangères l'ancien ambassadeur d'Iran aux Nations unies, Mohammad Javad Zarif.

Il a également replacé à la tête du ministère du Pétrole, un poste clé en Iran, Bijan Zanganeh, qui avait déjà occupé ce poste dans un gouvernement réformiste entre 1997 et 2005.

Le président du Majlis a indiqué que le parlement, dominé par les conservateurs, examinerait dans la semaine les nominations proposées par Hassan Rohani.

Elu confortablement en juin dernier pour succéder à Mahmoud Ahmadinejad, le nouveau chef de l'Etat suscite de grands espoirs auprès des Iraniens qui attendent un meilleur niveau de vie, plus de liberté et des avancées dans le dossier du nucléaire qui empoisonne les relations de la République islamique avec l'Occident.

Tout en essayant de satisfaire les demandes de ses alliés réformistes, ce religieux modéré aux manières policées devra se garder des conservateurs qu'il a vaincus dans les urnes mais qui restent majoritaires au Parlement et présents à tous les niveaux du pouvoir.

UN HOMME DU SÉRAIL

Samedi, Hassan Rohani a reçu l'onction du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei qui, lors d'une cérémonie sur un site religieux de la capitale, l'a embrassé sur la joue avant que le successeur de Mahmoud Ahmadinejad ne dépose à son tour un baiser sur son épaule en guise de soumission.

Hassan Rohani est avant tout un homme du sérail: il a passé 16 années comme chef du Conseil suprême pour la sécurité nationale et les huit dernières années comme l'un des deux représentants personnels du Guide suprême, véritable numéro un de la République islamique.

La marge de manoeuvre du nouveau président dépendra de la place que lui laissera l'ayatollah Khamenei.

En matière économique, Hassan Rohani devrait disposer d'une plus grande latitude.

Les Iraniens l'espèrent dans un pays où le taux d'inflation dépasse 40% et où la valeur du rial a été divisée par deux ces 18 derniers mois, notamment sous l'effet induit des sanctions internationales qui visent de plus en plus le secteur iranien des hydrocarbures, vital pour le pays.

Mahmoud Ahmadinejad avait entamé des réformes en supprimant fin 2010 le système des produits subventionnés, un projet applaudi par le Fonds monétaire international (FMI), mais qui a conduit à une inflation galopante en raison de sa mise en oeuvre maladroite. Du coup, le gouvernement a dû recourir à la planche à billets pour indemniser les ménages iraniens.

Jon Hemming, Danielle Rouquié, Jean-Loup Fiévet et Pascal Liétout pour le service français

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  • NYORKER le dimanche 4 aout 2013 à 16:46

    Encore un type pas frequentable , comme ses prédécesseurs