Le nouveau pouvoir tunisien face à l'inconnue islamiste 

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Exilé depuis 1989, le chef historique du parti islamiste Ennahda a annoncé son retour au pays et s'est dit prêt à «travailler pour bâtir un État de droit».

Qui profitera du vide laissé par Zine el-Abidine Ben Ali ? Des civils, des militaires ou des islamistes ? Après vingt-trois années de pouvoir absolu, le président déchu laisse derrière lui un champ de ruines politique, la faiblesse de l'opposition laïque rendant aléatoire le succès d'une transition démocratique. Car, tandis que le premier ministre Mohammed Ghannouchi, tente de former un gouvernement d'union nationale, un autre Ghannouchi, prénommé Rached, sans lien de parenté avec le chef du gouvernement, vient d'annoncer depuis Londres son prochain retour en Tunisie. Exilé depuis 1989, le chef historique du parti islamiste Ennahda (Renaissance), Rached Ghannouchi s'est dit prêt à «travailler pour bâtir un État de droit ». Son audience s'est considérablement réduite, y compris au sein de son mouvement, mais ses ambiguïtés pourraient tenter les «faucons» de l'ancien régime d'agiter une nouvelle fois l'épouvantail islamiste pour se maintenir au

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