Le nouveau gouvernement de transition apaise les Tunisiens

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Quelques irréductibles déplorent le maintien du premier ministre, mais la majorité estime avoir gagné.

Perché sur les marches du ministère de l'Éducation nationale, dans le quartier de Bab Bnet, un étudiant en blouson de cuir harangue les passants. «Unité! Unité! Nous devons continuer à résister!», hurle-t-il, en colère contre le remaniement ministériel annoncé tardivement dans la soirée de jeudi. Les curieux s'arrêtent, tendent l'oreille. En quelques minutes, une petite centaine de personnes s'agglutine autour de lui.

Devant la porte d'entrée, quatre soldats en uniforme montent la garde. Mais l'ébauche de manifestation se transforme vite en un débat public sur la composition de ce nouveau gouvernement, allégé de cinq des sept caciques de l'ancien régime. «Il a raison, tous les hommes du RCD (l'ex-parti du pouvoir, NDLR) sans exception, auraient dû sauter», lance un passant. «Ghannouchi est un vendu! Pourquoi l'a-t-on gardé?», s'insurge un autre, en faisant référence au premier ministre tunisien, finalement maintenu au poste qu'il occupa pendant onze ans sous

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