Le nouveau gouvernement burundais prend ses fonctions

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NAIROBI, 25 août (Reuters) - Le nouveau gouvernement burundais a pris ses fonctions mardi, provoquant des divisions entre opposants au président Pierre Nkurunziza, certains ayant accepté d'y participer tandis que d'autres jugent leur ralliement illégitime. Le porte-parole de la présidence, Gervais Abayeho, a déclaré à la presse que cinq des 20 ministres sont issus de l'alliance Amizero y'Abarundi constituée par l'opposant et ancien chef rebelle Agathon Rwasa. Ce dernier avait, comme l'ensemble de l'opposition, annoncé qu'il boycottait les élections législatives du mois de juin pour protester contre la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, décision jugée anticonstitutionnelle par ses adversaires qui a plongé le pays dans la violence. Mais le nom d'Agathon Rwasa, comme celui des autres opposants, figurait néanmoins sur les bulletins de vote et contrairement à ces derniers, lui et ses partisans ont décidé de siéger au Parlement. Après la réélection de Pierre Nkurunziza, en juillet, l'ancien chef rebelle a été récompensé par le poste de vice-président du Parlement. ID:nL5N10A6CR D'autres opposants ont dénoncé ce ralliement et souligné que la nomination de ministres qui ne sont pas membres d'un parti reconnu, mais d'une alliance informelle comme celle d'Agathon Rwasa, est interdite par la Constitution. "Nous appelons le peuple burundais à résister et à dire non à ces institutions illégales et anticonstitutionnelles", a déclaré Charles Nditijé, un ancien allié de Rwasa, qui a toutefois exclu de nouvelles manifestations. Interrogé par la presse, le porte-parole de la présidence a répondu que la Constitution serait modifiée pour permettre aux partisans de Rwasa de participer au gouvernement. (George Obulutsa; Tangi Salaün pour le service français) )

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