Le nouveau combat des Berbères libyens 

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Frères d'armes des rebelles arabes, ils tentent d'affirmer leurs revendications culturelles dans la nouvelle Libye.

Yunes Elharaz hésite encore à reprendre son nom berbère d'Anmmutur. Mais il s'est promis de donner à son premier enfant, à naître bientôt, un prénom de son peuple. Les «Amazighen» (Amazigh au singulier), comme ils s'appellent ici, sur leurs terres haut perchées du Djebel Nefousa, ont relevé la tête depuis le début de l'insurrection contre le colonel Kadhafi. Premiers à s'insurger, en même temps que les Arabes de Benghazi, à l'autre extrémité du pays, les Berbères, qui vivent dans l'ouest, le long de la frontière tunisienne, mènent aujourd'hui un double combat, militaire et politique, pour la reconnaissance de leur langue et de leur identité dans la future Libye, celle de l'après-Kadhafi.

À Jadu, la bourgade de 15.000 âmes où Yunes Elharaz a vu le jour, les emblèmes, slogans et drapeaux berbères, interdits sous Kadhafi, ont fleuri. Dans plusieurs bâtiments officiels désormais aux mains des rebelles trônent des portraits de Souleiman al-Barouni, l'écriva

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