Le "non" l'emporte au référendum néerlandais sur l'Ukraine

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    AMSTERDAM, 7 avril (Reuters) - Le "non" l'a emporté mercredi 
lors du référendum néerlandais sur l'accord d'association entre 
l'Union européenne et l'Ukraine, selon des résultats 
provisoires. 
    Le "non" a recueilli 64% des suffrages et la participation 
dépasse légèrement les 30% nécessaires pour que le scrutin soit 
validé, indiquent les sondages effectués à la sortie des bureaux 
de vote. 
    L'accord, qui porte sur le commerce, la politique et la 
défense, est déjà en place à titre provisoire mais il doit être 
ratifié par les 28 Etats membres de l'UE pour avoir pleine force 
légale. Les Pays-Bas sont le seul pays à ne l'avoir toujours pas 
ratifié. 
    Ce référendum n'est que consultatif et si la victoire du  
"non" est confirmée, le gouvernement néerlandais ne sera pas 
tenu de bloquer le traité au niveau européen.  
    "C'est un référendum consultatif donc la seule chose que la 
loi requiert est que nous reconsidérions le sujet", a souligné 
mardi le ministre des Finances, Jeroen Dijsselbloem. 
    Mais il serait difficile pour le Premier ministre Mark 
Rutte, dont le pays assure ce semestre la présidence de l'UE, de 
ne pas tenir compte de l'opinion de ses concitoyens si ces 
derniers sont majoritairement hostiles à l'accord signé avec 
Kiev.  
    Appliquer le traité malgré un "non" néerlandais renforcerait 
en outre les critiques relatives à un déficit démocratique au 
sein de l'UE et pourrait conforter les partisans britanniques 
d'un Brexit à deux mois et demi du référendum du 23 juin. 
    Durant la campagne référendaire, les partisans de l'accord 
signé avec Kiev ont souligné qu'un rejet serait une victoire 
symbolique pour Vladimir Poutine, qui soutient les séparatistes 
prorusses de l'Est ukrainien. Ces séparatistes sont accusés 
d'avoir détruit en vol en juillet 2014 un avion de ligne de la 
Malaysia Airlines qui transportait 298 passagers et membres 
d'équipage, dont près de 200 Néerlandais.  ID:nL8N12D331  
    Le référendum de mercredi est le fruit d'une initiative 
populaire rendue possible par la loi depuis l'année dernière. 
Des groupes eurosceptiques sont à l'origine de la pétition qui a 
réuni suffisamment de signatures pour contraindre le 
gouvernement à organiser cette consultation. 
 
 (Thomas Escritt et Anthony Deutsch; Patrick Vignal pour le 
service français) 
 
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