Le "non" écossais a épargné à l'UE un "cataclysme", dit De Gucht

le
0

BRUXELLES, 19 septembre (Reuters) - L'indépendance de l'Ecosse aurait été un "cataclysme" pour l'Europe en encourageant séparatisme et nationalisme dans d'autres pays, ce qui aurait eu pour effet de rendre le continent "ingouvernable", a déclaré vendredi le commissaire européen au Commerce. Le président de la Commission européenne (CE), José Manuel Barroso, qui remettra ses fonctions à Jean-Claude Juncker en octobre, s'est également félicité de la victoire du "non" et a estimé dans un communiqué que les Ecossais avaient "réaffirmé leur engagement européen". Sortant de la neutralité affichée par la CE pendant la campagne, Karel De Gucht a confié à la radio publique belge en langue flamande VRT qu'il avait redouté une victoire du "oui" lors du référendum d'autodétermination, jeudi. Le "non" l'a finalement emporté avec 55% des voix. ID:nL6N0RK02J "Si cela s'était produit en Ecosse, je pense que cela aurait constitué un séisme politique de l'ampleur de l'effondrement de l'Union soviétique", a déclaré le dirigeant belge, opposé dans son propre pays aux velléités indépendantistes des nationalistes flamands. "Cela aurait été un cataclysme pour l'Europe. C'est ce que je craignais", a-t-il ajouté. "Une Europe menée par l'autodétermination des peuples (...) serait ingouvernable parce que cela représenterait des dizaines d'entités alors qu'il y a des aspects de la politique qui nécessitent l'unanimité ou une large majorité", a expliqué le commissaire européen. "De plus, il y a des pays, ou des parties d'anciens pays, qui se seraient comportés de manière très nationaliste." (Tangi Salaün pour le service français) )

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant