Le nombre de clandestins en forte hausse sur la Côte d'Azur

le , mis à jour à 17:37
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NICE, 12 juin (Reuters) - Près de 1.500 migrants en situation irrégulière, venus principalement d'Erythrée et du Soudan via l'Italie, ont été interpellés ces sept derniers jours dans les Alpes-Maritimes, a annoncé vendredi la préfecture. Le nombre de procédures de réadmission en Italie a été renforcé proportionnellement avec 1.097 sur 1.439 migrants raccompagnés dans ce pays au cours de la même période, a précisé le préfet Adolphe Colrat lors d'une conférence de presse. Les moyens des forces de l'ordre ont été plusieurs fois renforcés face à cette situation exceptionnelle, qui dure depuis environ deux mois. Les interpellations se déroulent dans une bande de 20 kilomètres autour de la frontière franco-italienne ainsi que, depuis quelques semaines, dans les gares internationales de Nice et de Cannes. "Je fais appliquer la règle du jeu en vigueur au sein de l'Union européenne. Toute personne en situation irrégulière qui vient d'un pays voisin doit être réadmise dans ce pays, en l'occurrence ici l'Italie", a souligné le préfet. "Il s'agit aussi de prévenir les troubles graves à l'ordre public", a-t-il ajouté. L'an dernier, les interpellations, sur cette même période de sept jours, avait culminé à 1.100 personnes. "Je ne m'attends pas à une décélération dans les semaines qui viennent", a dit Adolphe Colrat. Pour l'heure, aucune demande d'asile n'a émané des migrants, principalement une population jeune et masculine, qui souhaitent en très grande majorité rejoindre le Royaume-Uni via la France, et attendent à Calais de pouvoir traverser la Manche. Les forces de l'ordre ont interpellé une soixantaine de passeurs depuis le début de l'année, dont six début juin. Au total, 9.891 clandestins ont été appréhendés dans les Alpes-Maritimes depuis le début de l'année. Les deux tiers ont été réadmis de l'autre côté de la frontière. La Commission européenne a présenté en mai un plan d'action pour l'immigration et l'asile, accueilli avec réserve par la France, qui prévoit notamment une répartition équitable, sans user du terme "quotas", des demandeurs d'asile entre les Etats de l'Union européenne. Des responsables français affirment que l'Italie, principal pays d'entrée pour les migrants, agit peu pour les retenir sur son territoire. (Matthias Galante, édité par Sophie Louet)

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  • M2941863 le vendredi 12 juin 2015 à 17:45

    L'Italie ne voulant pas de ces gens là les laisse passer par Menton qui se retrouve envahie!