Le Nobel de médecine distingue des recherches sur l'immunité humaine

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Le prix de médecine a été décerné à trois chercheurs, dont un Français, pour des découvertes qui devraient favoriser la vaccination et la lutte contre le cancer. L'un d'eux, le Canadien Ralph Steinman, est décédé vendredi sans savoir qu'il était récompensé.

Elle n'ira pas à Stockholm le 10 décembre prochain. Elle ne partagera pas non plus les 10 millions de couronnes (1,08 million d'euros) avec les lauréats du Nobel. Et pourtant. La mouche du vinaigre aurait, elle aussi, bien mérité sa part du gâteau. Avec ses yeux rouge vif et son unique paire d'ailes, la drosophile est, en matière de recherches sur les insectes, l'animal modèle par excellence. L'équivalent de la souris pour les mammifères. C'est notamment à elle que Jules Hoffmann doit sa célébrité et... un quart du prix Nobel 2011.

Au milieu des années 90, Hoffmann et son équipe mettent en évidence, chez la mouche drosophile, un récepteur de ce que l'on appelle «l'immunité innée», autrement dit une protéine apportant des informations à une cellule et pouvant activer une réponse. Grâce à la drosophile et à la façon dont cet insecte combat les infections, Hoffmann va faire un pas vers la compréhension des mécanismes immunitaires chez l'homme. Le systèm

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