Le Nigéria ne fait pas peur

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Le Nigéria ne fait pas peur
Le Nigéria ne fait pas peur

Depuis la victoire du Nigéria contre la Bosnie-Herzégovine, on s'oriente de plus en plus vers un France-Nigéria en huitièmes de finale. Mais que les Bleus affrontent les Super Eagles aux ailes endommagées du match contre l'Iran (0-0) ou ceux beaucoup plus fringants qui ont sorti la Bosnie du tournoi samedi soir (1-0), le coup semble totalement jouable dans les deux cas. Consultant au Brésil pour la chaîne beIN Sports pendant cette Coupe du Monde, Brahim Thiam a déjà vu à l'?uvre les Nigérians à deux reprises. Et l'ancien international malien confirme le sentiment général sur cette équipe du Nigéria, capable du meilleur comme du pire. « Très sincèrement, la France est supérieure dans la globalité et sur l'aspect collectif, admet Thiam. Même contre une bonne ou même très bonne équipe du Nigéria, les Français ont les moyens de passer sans problèmes. »

Quatre axes forts

« Contre l'Iran, ils avaient eu tendance à se relâcher un peu, poursuit le consultant. Ce qui leur avait valu de presque passer à la trappe. Quand ils sont tous concentrés de la première à la dernière minute, comme cela a été le cas face à la Bosnie, cela donne une équipe compétitive, avec une grosse densité et un gros impact physique, notamment défensivement. » La charnière centrale fait d'ailleurs partie des axes forts de l'équipe aux yeux de Thiam : « L'axe Omeruo-Yobo a été très bon. Ce sont deux joueurs qu'il faut essayer de faire sortir pour libérer l'axe. Il faut aussi couper la relation avec Mikel et Onazi. Il y a aussi Vincent Enyeama, qui a empêché les Bosniens de revenir à la marque sur trois parades miraculeuses. Et devant, il y a de la vitesse, de la percussion et du mouvement. Si tu arrives à perturber la défense centrale, à couper la relation avec les milieux et à bien prendre les joueurs de côté, ce sont quatre clés du match qui minimisent les risques. »

« Des errements défensifs qui peuvent coûter cher »

Les Bleus l'ont compris. S'ils sont amenés à rencontrer le Nigéria au tour suivant, ils devront avant tout se méfier de certains secteurs de jeu des Super Eagles. Pour ne pas dire des individualités bien précises. « Ils ont deux bons joueurs au milieu de terrain. Mikel Onazi, qui arrive à jouer court et long, et Obi Mikel, qu'on ne présente plus. Après, ils ont des joueurs rapides sur les côtés qui percutent beaucoup, dont Ahmed Musa qui est un danger permanent. Avec Babatunde et Victor Moses, ce sont des joueurs très intéressants qui aiment percuter et permutent. Devant, ils ont aussi Emenike, qui aime aller jouer sur les côtés. C'est un joueur qui décroche, qui est puissant physiquement et qui appelle bien le ballon dans le dos de la défense. Avec en plus Ameobi, ils ont un secteur offensif très fourni et très intéressant. » Et qui contraste violemment sur certaines phases de jeu avec des baisses de concentration coupables derrière. Un paradoxe qui a sauté aux yeux de Brahim Thiam sur les deux matchs. L'équipe de France sait à quoi s'en tenir.

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