Le Nigeria adopte un plan sucre et éthanol

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Commodesk - Le Nigeria va cesser d'importer du sucre en 2013, pour développer des capacités locales de raffinage et faire travailler les planteurs, a expliqué à l 'Assemblée l'ancien ministre Alhaji Usman Bello, devenu président du Conseil national de développement sucrier.

Le Conseil estime que le pays peut parvenir à l'autosuffisance, en posant des barrières douanières qui protégeront l'industrie naissante. Les investisseurs importeront cependant libre de droit pendant cinq ans le matériel nécessaire pour créer les sucreries, fonctionnant ensuite pendant cinq années supplémentaires en franchise fiscale.

Le Nigeria tente de réduire ses importations alimentaires, totalisant 10 milliards de dollars par an pour le riz, le sucre, le blé et le poisson (400 millions de dollars pour le sucre) et le gouvernement fédéral a approuvé en septembre un projet directeur pour le sucre. Il prévoit d'importer les cannes de Maurice et les semences du Brésil, les variétés locales produisant peu, pour une production débutant en 2015.

Selon le ministre du Commerce Olesogun Aganga, le Nigeria a les moyens de se placer parmi les dix premiers exportateurs de sucre mondiaux. Il créerait 80.000 emplois saisonniers de planteurs, et 37.000 emplois permanents dans le raffinage, s'il produisait 1,8 million de tonnes de sucre par an. Il raffine à ce jour 2% de sa consommation.

Le pays importe des biens qui pourraient être produit localement, en raison d'intérêts particuliers agissant au détriment des consommateurs, d'après l'ancien ministre des Finances Usman. Les transformateurs préfèreraient toucher des subventions à l'importation que traiter la canne à sucre locale, sur un schéma déjà vu dans le secteur pétrolier.

Le ministère du Commerce et des investissements estime par ailleurs à 4000 mégawatts l'électricité supplémentaire qui pourrait être tirée de l'éthanol, à partir de 2020. Fabriquer 160 millions de litres d'éthanol par an permettrait au premier producteur pétrolier d'Afrique d'éviter d'importer chaque année 65 millions de dollars de pétrole raffiné (bien qu'il possède un parc de raffineries de pétrole sous-employé).

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