Le Nigeria accusé par Amnesty de la mort de 150 séparatistes

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    LAGOS, 24 novembre (Reuters) - L'ONG Amnesty International 
accuse les forces armées nigérianes d'avoir tué au moins 150 
manifestants en faveur de l'indépendance du Biafra, dans le 
sud-est du Nigéria, dans un rapport publié jeudi. 
    Selon un porte-parole de l'armée, les accusations d'Amnesty 
font partie d'une série d'allégations destinées à entacher la 
réputation des forces armées. La police nigériane, pour sa part, 
a démenti avoir attaqué des manifestants. 
    Selon l'organisation de défense des droits de l'homme, des 
militaires ont tiré dans la foule, pratiquement sans 
avertissement, pour disperser des membres du groupe Indigenous 
People of Biafra (IPOB) entre août 2015 et août 2016. 
    Dans un rapport de 60 pages étayé par près de 200 
interviews, 87 vidéos et 122 photos prises pendant la période, 
l'ONG estime que les forces armées et la police ont fait usage 
d'une "force arbitraire, abusive et excessive pour disperser les 
rassemblements". 
    Les revendications indépendantistes restent importantes au 
Biafra depuis la guerre civile de 1967-1970 déclenchée par la 
rébellion de la région et qui s'est finie par sa capitulation. 
Environ un million de personnes y ont été tuées. 
    Les tensions ont été ravivées l'année dernière par 
l'arrestation pour complot criminel et appartenance à un groupe 
illégal du chef de file de l'IPOB, Nnamdi Kanu. 
 
 (Alexis Akwagyiram; Julie Carriat pour le service français) 
 
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