Le Niger renégocie avec Areva

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Commodesk - Les contrats d'exploitation d'uranium actuellement en vigueur entre le Niger et Areva ne satisfont pas le pays africain. « Le partenariat est à revoir, il faut l'équilibrer », a expliqué Mahamadou Issoufo, le président du Niger, dans une allocution télévisée diffusée dimanche.

Le chef d'Etat s'est notamment plaint de la trop faible redevance versée par le groupe nucléaire. Selon lui, la présence d'Areva ne rapporterait que 100 millions d'euros par an en terme de taxes, soit moins de 5% du budget de l'Etat. Ce chiffre a été confirmé dans la journée du 4 février par Areva.

Le pays a entamé de nouvelles négociations, mais Mahamadou Issoufo a refusé de donner un objectif chiffré. Les discussions portent notamment sur le gisement d'Imouraren, dont le contrat d'exploitation est contesté par plusieurs ONG. Contacté par Commodesk, Areva rappelle être en négociations régulières avec les autorités du Niger, et indique qu'un accord, prévoyant un investissement exceptionnel de 35 millions d'euros dans les infrastructures de sécurité, sera signé dans les prochaines semaines.

Areva, à travers des filiales locales, est l'opérateur de deux mines au Niger, en attendant la mise en production de plusieurs projets, dont Imouraren. Ce dernier devrait devenir le premier site de production d'uranium en Afrique.

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