« Le "ni gauche, ni droite" ne nous mènera nulle part »

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French right-wing Les Republicains (LR) member of parliament and candidate for the LR primary election, ahead of France's 2017 presidential election Nathalie Kosciusko-Morizet attends the book signing of her book "Le monde a change" (the world has changed) in Reims, on March 25, 2016. / AFP / FRANCOIS NASCIMBENI
French right-wing Les Republicains (LR) member of parliament and candidate for the LR primary election, ahead of France's 2017 presidential election Nathalie Kosciusko-Morizet attends the book signing of her book "Le monde a change" (the world has changed) in Reims, on March 25, 2016. / AFP / FRANCOIS NASCIMBENI

Se déclarer ni de droite ni de gauche, à l’image d’Emmanuel Macron, revient à rejeter les forces qui traversent la France, estime la députée Nathalie Kosciusko-Morizet.

Par Nathalie Kosciusko-Morizet, députée (LR) de l’Essonne

Depuis quelques jours, l’air d’une rengaine aux paroles faciles se fait à nouveau entendre dans le monde politique : le « ni-ni ».

Point d’Aristide Bruant pour cette Nini-là. Elle n’est ni bonne ni gentille, et on ne la croise pas plus à Bastille qu’à République. Hier invoquée pour refuser de choisir entre le Parti socialiste et le Front national, elle revient aujourd’hui « en marche », cette fois pour un « ni droite ni gauche ».

Le parti du mouvement ‎est certes préférable à l’immobilisme et, avec d’autres, j’ai fait plusieurs fois connaître mon soutien au discours réformateur d’un Emmanuel Macron qui tranchait, sur ce point, avec le reste du gouvernement. Même si le dynamisme de sa parole n’a pas encore trouvé de traduction dans ses accomplissements en tant que ministre.

La France, pour autant, n’est pas le fruit du rejet des forces qui la traversent. Et elle ne peut l’avoir pour projet. Elle est la France et nous sommes les Français, dans la transcendance de ce qui nous oppose. Aux grandes heures nationales, ‎1914, 1944, 1958, c’est l’union sacrée qui a permis à la France de dépasser les crises et de se retrouver. La réaction des Français aux attaques terroristes n’a pas démenti cette constante. Seule l’impéritie présidentielle et de pauvres calculs sont venus rendre médiocre un mouvement populaire, solidaire et national qui renouait avec la grandeur française.

Dépasser, rassembler Cette nation dont les repré...

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