Le net chinois indigné par la cyber-répression

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Pékin a fermé des sites et arrêté des personnes accusées d'avoir «diffusé des rumeurs politiques». Plus de 1000 personnes ont été interpellées depuis mi-février.

Certaines «rumeurs» n'amusent pas du tout les dirigeants du Parti communiste chinois. Pékin a lancé hier une opération de contrôle et de répression de l'Internet d'une ampleur inédite, pour stopper les discussions sur un éventuel coup d'État. Le coup de knout de la censure vise les principaux sites de micro-blogging chinois. Mais d'autres sites Internet ont aussi été fermés et des internautes arrêtés.

La mesure la plus spectaculaire - et la plus impopulaire sans doute - concerne la suspension des commentaires sur les deux principaux services de microblogs chinois, Weibo et QQ, depuis samedi. Officiellement afin de lutter contre les «rumeurs nuisibles». Ces dernières «ont eu des mauvaises répercussions sociales», a ainsi justifié Tencent, qui opère QQ. «Il est nécessaire de procéder à un nettoyage». Sina, qui possède Weibo - le Twitter chinois, n°1 dans le pays avec 300 millions de comptes ouverts - a lui sobrement expliqué que la mesure serait en vigueur

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