Le Népal tente de sortir de l'impasse par la voie des urnes

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Le 19 novembre, un Népalais dont on teinte le doigt avec une encre indélébile après avoir voté à Katmandou.
Le 19 novembre, un Népalais dont on teinte le doigt avec une encre indélébile après avoir voté à Katmandou.

Quand Pushpa Kamal Dahal, surnommé de son ancien nom de guerre "Prachanda", sort de sa voiture sous escorte des forces spéciales, un murmure d'excitation étreint l'assemblée. À 58 ans, le chef "suprême" de l'UCPN-M, le Parti maoïste, reste une star de la politique népalaise. Mais, la curiosité passée, le murmure s'estompe vite. Les drapeaux à l'effigie du marteau et de la faucille se lassent d'être agités, et les supporteurs se laissent retomber sur leurs chaises en plastique bien alignées.

À Katmandou, sur cette place aux airs de village, l'un des derniers meetings publics de Prachanda avant les élections du 19 novembre ne déchaîne pas les foules. L'entrain fébrile qui existait lors du scrutin précédent, en 2008, et qui voyait en l'ancien chef de la guérilla maoïste la promesse d'un "nouveau Népal" s'est fané. À l'époque, Prachanda avait obtenu la majorité relative des 601 sièges du Parlement, consacrant la victoire de son parti fraîchement reconverti de la guerre au jeu démocratique. À gauche, Prachanda, président du Parti communiste, ancien Premier ministre et ancien chef de guerre de la rébellion maoïste. À droite, le candidat local.

Le Népal émergeait en effet d'une insurrection maoïste, inscrite sur la liste internationale des organisations terroristes, qui avait déchiré durant dix ans le petit royaume himalayen et coûté la vie à plus de 13 000 Népalais avant l'abandon des armes en 2006. Selon les...

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