Le néo-nazi arrêté en Corrèze nie tout projet terroriste

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PARIS (Reuters) - Le néo-nazi norvégien Kristian Vikernes, arrêté mardi en Corrèze avec son épouse française Marie Cachet, n'avait aucun projet terroriste et se montre coopératif, a déclaré mercredi son avocat, Julien Fressynet.

La jeune femme a été remise en liberté mercredi soir, a-t-on appris de source judiciaire, mais la garde à vue de Kristian Vikernes, qui peut durer jusqu'à 96 heures, a été prolongée.

Me Fressynet a justifié sur BFM-TV l'achat par l'épouse de son client de quatre fusils, dans un cadre légal, par "la philosophie de vie choisie par le couple: le survivalisme".

Il s'agit notamment de vivre en autarcie et par conséquent de devoir chasser pour avoir sa nourriture, a-t-il expliqué.

Le ministère de l'Intérieur Manuel Valls avait affirmé mardi que Vikernes, "proche de la mouvance néo-nazie", était "susceptible de préparer un acte terroriste d'envergure" et "constituait donc une menace potentielle".

Il avait toutefois précisé par la suite qu'aucune cible ni projet précis n'avaient été identifiés.

Julien Fressynet a souligné que Kristian Vikernes était conscient de son lourd passé. "Je crois que c'est l'accumulation de ces éléments qui a fait qu'il y a pu avoir des craintes à son égard", a-t-il dit, toujours sur BFM-TV.

Selon lui, son client nie toute sympathie envers le tueur norvégien Anders Behring Brevik, auteur de la tuerie de l'île d'Utoya en juillet 2011. "Il désapprouve l'acte. Il est très clair là-dessus, il n'a aucun lien avec le massacre de Breivik".

Kristian Vikernes avait reçu le manifeste de l'auteur de la tuerie d'Utoya mais a reproché sur son blog à Anders Breivik d'avoir tué des jeunes Norvégiens.

Selon Manuel Valls, les services de renseignement ont néanmoins "considéré que les messages qu'il faisait passer ces derniers temps sur internet manifestaient une très grande violence".

Kristian Vikernes, dit "Varg", figure du black metal norvégien, s'est installé en France après avoir été condamné à 21 ans de prison en Norvège dans les années 90 pour avoir tué un membre du groupe Mayhem. Il a bénéficié d'une libération conditionnelle en 2009.

Gérard Bon

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