Le naufrage du maire de Rome

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Issu de la société civile, Ignazio Marino devait apporter une bouffée d'air frais. C'est peu dire qu'il a déçu. 
Issu de la société civile, Ignazio Marino devait apporter une bouffée d'air frais. C'est peu dire qu'il a déçu. 

L'élection d'Ignazio Marino en juin 2013 à la tête de la ville éternelle avait été saluée comme une bouffée d'air frais dans le panorama vicié de la politique transalpine, une revanche de la société civile. Ignazio Marino n'est, en effet, pas un politicien professionnel, mais un brillant chirurgien connu internationalement, un des pionniers des greffes de foie qui a fait une partie de sa carrière aux États-Unis. Revenu dans la péninsule dans les années 2000, le chirurgien avait senti le devoir d'abandonner les bistouris pour se lancer dans l'arène politique au nom de l'engagement social. Bien que catholique, il s'était fait connaître pour ses batailles en faveur de l'euthanasie et du mariage gay. Davantage compagnon de route du Parti démocrate (PD) qu'apparatchik, il fut candidat aux primaires du PD en 2009. Son élection en 2013 à la mairie de Rome, alors qu'il est génois de naissance, fut une surprise.

Écologiste, le nouveau maire roule à bicyclette et sa première, et unique, initiative importante en tant qu'édile de Rome est la piétonnisation du forum impérial, l'artère qui longe le forum romain. C'est pourtant sa vieille Fiat Panda qui provoque le premier accroc à son image. Non seulement la voiture stationne sans autorisation dans une zone interdite, mais le maire a fait "sauter" les amendes qui se sont accumulées sur le pare-brise.

En décembre 2014, le cyclone "mafia capitale" déferle sur Rome. Dirigé par...

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