Le Nasdaq bondit mais l'Europe pèse sur le Dow Jones

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Le Nasdaq bondit mais l'Europe pèse sur le Dow Jones
Le Nasdaq bondit mais l'Europe pèse sur le Dow Jones

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en ordre dispersé lundi, le soulagement lié au résultat des élections en Grèce n'ayant pas suffi à apaiser les craintes croissantes d'une contagion de la crise de la dette en zone euro, alors que les rendements de la dette espagnole et italienne continuent de s'envoler.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 0,2%, soit 25,35 points à 12.741,82, tandis que le S&P-500, plus large, a pris 1,94 point, soit 0,14%, à 1.344,78.

Le Nasdaq Composite a gagné de son côté 22,53 points (0,78%) à 2.895,33, porté par plusieurs grands noms de la cote.

Facebook a pris 4,65% à 31,41 dollars après l'annonce du rachat de Face.com, le spécialiste israélien de la reconnaissance faciale, qui permet aux utilisateurs du premier réseau social mondial d'identifier les personnes figurant sur les photos qu'ils mettent en ligne.

Groupon a bondi de plus de 10%, Morgan Stanley ayant relevé sa recommandation à "surpondérer", estimant que des avantages technologiques et d'échelle permettaient à la société d'achats groupés sur Internet d'espérer une croissance accélérée de son chiffre d'affaires et une amélioration de ses marges.

Mais dans l'ensemble, la perspective d'un gouvernement favorable aux mesures d'austérité en échange d'une aide internationale en Grèce n'a apporté qu'un bref soulagement sur les marchés financiers, les partenaires européens d'Athènes la saluant avec prudence et l'Allemagne posant les limites à d'éventuelles concessions.

La chancelière allemande Angela Merkel a en effet prévenu que Berlin s'opposerait au moindre assouplissement des engagements d'Athènes en matière de réformes.

Les craintes d'une contagion de la crise en zone euro persistent, les rendements des obligations souveraines espagnoles et italiennes continuant de grimper. Le rendement de la dette espagnole à dix ans a de nouveau dépassé le seuil de 7% qui avait contraint d'autres pays de la région à demander une aide internationale pour se financer.

À Wall Street, les valeurs du secteur de l'énergie ont accusé les plus fortes baisses, tandis que le contrat juillet sur le WTI a fini sur une perte de 0,90% à 83,27 dollars le baril.

Les bancaires ont également été affectées, Morgan Stanley cédant 3,3%, Bank of America 1,8%, Goldman Sachs 2,1% et JP Morgan 1,2%.

Sur le front des indicateurs, le moral des promoteurs immobiliers aux Etats-Unis s'est amélioré en juin pour atteindre son plus haut niveau depuis cinq ans, mais l'indice NAHB/Wells Fargo du sentiment des promoteurs reste loin de la barre des 50 au-dessus duquel l'optimisme l'emporte sur le pessimisme aux yeux des professionnels interrogés.

Natalie Huet pour le service français

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