Le mur du Son

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Le mur du Son
Le mur du Son

Après une première année compliquée à Tottenham, Son Heung-min a finalement réussi à se faire une place dans les plans de Pochettino. Entre un côté décisif, un lourd costume et un service militaire qui traîne.

Certains costumes sont lourds. Ils portent le poids de l'histoire, d'un héritage. Dans son autobiographie I Think Therefore, I Play publiée en 2013, Andrea Pirlo parlait de Park Ji-sung comme de la "première puissance nucléaire de l'histoire de la Corée du Sud, dans le sens où il parcourait le terrain à la force d'un électron". L'histoire entre Park et le football professionnel aura duré quatorze ans. Quatorze saisons à cavaler, à bosser comme peu dans le silence, à l'ombre des héros, comme un soldat ordinaire mais essentiel, notamment dans les bras de Sir Alex Ferguson à Manchester United entre 2005 et 2012. L'Europe a fait de lui le joueur asiatique le plus titré de l'histoire, entre quatre Premier League, une C1, deux Eredivisie avec le PSV et quelques récompenses individuelles. Rien de surprenant, au final, pour un type dont la mère rêvait pendant la grossesse d'un dragon qui l'entourait, ce qui est un signe de future réussite. Sauf que le foot n'a plus de Park Ji-sung. Alors, lorsqu'il a décidé de poser ses crampons pour enfiler le costume d'ambassadeur de Manchester United il y a deux ans, l'un des meilleurs potes de Patrice Évra a dû se désigner un successeur. Comme ça, pour passer le témoin en tant qu'ancien capitaine d'une sélection nationale dont il s'était fait retraité en 2011. Ji-sung Hero, comme il est surnommé en Corée du Sud, a alors glissé le nom de Son Heung-min, 19 ans à l'époque. Il en fallait un, ce serait lui. "J'ai été honoré sur le moment. Vous savez, on a partagé notre chambre juste avant la Coupe d'Asie 2011. C'était difficile pour moi de me retrouver avec lui, donc j'allais me coucher une fois qu'il était endormi. Jeune, je le regardais jouer avec Cristiano Ronaldo dans mes rêves. Le titre de successeur de Park Ji-sung est trop lourd."

Fils à papa et grosse étiquette


Et pourtant. Pourtant, depuis sa première sélection en décembre 2010, juste avant la Coupe d'Asie organisée au Qatar où il marqua un but contre l'Inde en poules (4-1), Son Heug-min avance avec cet héritage et ce poids particulier. Avant de comprendre le fils, il faut connaître le père : Son Woong-jung, ancien joueur, pro un temps au Seongnam FC et international espoir avant se rompre le tendon d'Achille à 28 ans. L'homme a alors cherché une reconversion après plusieurs années à remettre en cause le système de formation…


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