Le Mozambique s'interroge sur son gaz

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(Commodesk) Le gouvernement mozambicain s'interroge sur le meilleur usage de ses ressources gazières. Dans un pays où selon la Banque mondiale, 54,7% des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté (revenu annuel brut : 470 dollars par an), et où seulement 7% des habitants ont accès à l'énergie, la découverte de gaz en quantités en 2006 aurait dû changer la donne.

La société mozambicaine doit bénéficier des 1.755 milliards de mètres cubes de gaz du bassin de Rovuma, équivalent à 18 milliards de barils de brut, affirme le président Aly. Ses ressources pourraient rapporter 4,1 milliards d'euros par an aux caisses publiques d'ici 2026, d'après une étude de la Banque mondiale s'inspirant du modèle de développement norvégien.

Cela se traduirait par une augmentation des capacités des institutions publiques et privées, le développement des infrastructures routières, une meilleure formation des jeunes et 70.000 créations d'emplois. Toutefois, le pays manque d'étudiants à ce niveau de compétence. Le pouvoir doit définir la part de la manne financière qui sera réservée à faire tourner des turbines électriques, à fabriquer des engrais agricoles, et combien de gaz sera converti en carburant.

La Norvège a engagé une coopération avec les sociétés publiques Empresa Nacional de Hidrocarbonetos (ENH) et Electricidade de Moçambique (EDM) depuis 2008 pour les aider à mettre en valeur leurs ressources sans mettre en péril l'environnement. Elle les finance à hauteur de 24 millions de couronnes (4,2 millions de dollars) pour recruter des techniciens experts dans les domaines du gaz et du pétrole.

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