Le moral des investisseurs allemands de nouveau au beau fixe

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    BERLIN, 11 avril (Reuters) - Le moral des investisseurs 
allemands a retrouvé en avril son meilleur niveau depuis près de 
deux ans, soutenu par une croissance économique robuste au 
premier trimestre et par l'atténuation des craintes sur la 
politique de la nouvelle administration américaine, montre 
l'enquête mensuelle publiée mardi par l'institut ZEW.  
    L'indice ZEW est remonté à 19,5, au plus haut depuis août 
2015, après une progression à 12,8 le mois dernier. Les 
économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un 
rebond à 14. 
    "Donald Trump fait moins peur et il y a un regain 
d'optimisme dans la zone euro", explique Thomas Gitzel, 
économiste chez VP Bank. 
    Le président américain avait notamment menacé de frapper 
l'industrie automobile allemande avec une taxe frontalière de 
35%, dont il a été moins question ces dernières semaines. 
    L'industrie allemande a connu dans l'intervalle un excellent 
début d'année, et la dernière enquête de l'institut Ifo a montré 
que le climat des affaires était à son meilleur niveau depuis 
près de six ans.   
    Les investisseurs sont encouragés par la solide performance 
de l'économie au premier trimestre, a commenté dans un 
communiqué Achim Wambach, le président de l'institut ZEW. "Les 
marchés financiers s'attendent à ce que cette évolution positive 
se poursuive", a-t-il ajouté. 
    Dans l'enquête du ZEW, le sous-indice des conditions 
actuelles a atteint 80,1 contre 77,3 en mars, dépassant lui 
aussi le consensus qui était à 77,7. 
    "Le niveau élevé de cette composante laisse espérer une 
poursuite de l'embellie au deuxième trimestre", relève Viola 
Julien chez Helaba. 
    Les principaux instituts économiques allemands ont relevé 
leur prévision de croissance à 1,5% pour 2017 et ils tablent sur 
une hausse de 1,8% du produit intérieur brut en 2018, selon des 
sources au fait des nouvelles projections qui seront annoncées 
officiellement mercredi.   
    Les instituts tablaient jusqu'ici sur une croissance de 1,4% 
cette année puis de 1,6% en 2018. 
    La première économie d'Europe avait enregistré une 
croissance de 1,9% l'an dernier, sa meilleure performance depuis 
cinq ans. 
 
 (Paul Carrel, Catherine Mallebay-Vacqueur et Véronique Tison 
pour le service français) 
 
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